La maréchaussée et le crime en île de France : sous Louis XIV et Louis XV

Résumé de la thèse : Née au début du XVIè siècle, la maréchaussée de l Île-de-France est créée pour combattre la grande criminalité et protéger les grands chemins des environs de Paris. Très vite intégrée au dispositif policier parisien, son activité policière est fortement contrôlée par le Parlemen...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Gomez Pardo, Julian, 1972-
Autres auteurs: Muchembled, Robert, 1944- (Auteur de l'introduction, etc.)
Format: Thèse et Mémoire papier
Langue:Français
Publié: Paris : Les Indes savantes DL 2012.
Collection:La boutique de l'histoire
Sujets:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Variante du titre:Gouverner et punir le crime en Île-de-France sous les rois absolus (XVIIè-XVIIIè siècles) :, Politique pénale, criminalité et répression d'après les archives de la Maréchaussée de l'Île-de-France
Description
Résumé:Résumé de la thèse : Née au début du XVIè siècle, la maréchaussée de l Île-de-France est créée pour combattre la grande criminalité et protéger les grands chemins des environs de Paris. Très vite intégrée au dispositif policier parisien, son activité policière est fortement contrôlée par le Parlement de Paris. Comme le lieutenant général de police, créé en 1667, la compagnie du prévôt de l Île-de-France passe sous le contrôle de Colbert, secrétaire d État à la Maison du Roi en 1668. Elle est divisée en brigades pour mieux quadriller l espace francilien et mieux protéger les grandes artères d approvisionnement de la capitale tandis que la justice sévère du prévôt de l Île-de-France lance les derniers feux de l éclat des supplices. En dissociant les fonctions policières et judiciaires en 1700 avec la redéfinition du rôle de l inspecteur des brigades, Jérôme de Pontchartrain transforme durant son passage au secrétariat d État (1699-1715) la compagnie pour la mettre au service d une politique de sécurité publique et de la politique pénale du gouvernement. D une compagnie auxiliaire de la justice prévôtale et spécialisée dans la sécurité des grands chemins, la maréchaussée de l Île-de-France devient une compagnie de police du milieu rural francilien au cours du XVIIIè siècle. Les pratiques policières se modifient au fur et à mesure que le contentieux enregistré évolue. À côté de la grande délinquance prévôtale traditionnelle, les brigades arrêtent de petits délinquants, quitte à les déférer au lieutenant général ou au lieutenant criminel. L année 1741 marque une troisième rupture. Alimentée par l arrivée en Île-de-France d un grand nombre de jeunes provinciaux, mal intégrés à la société parisienne, la délinquance augmente. Marginalité et criminalité sont amalgamées par le pouvoir. Face à la hausse de la criminalité contre les biens, la répression contre la marginalité et une nouvelle phase de répression pénale sont engagées. Les pratiques carcérales policières, fortement utilisées pour servir de punition, se généralisent dans les pratiques judiciaires tandis que les peines les plus dures sont en déclin.
Description matérielle:1 volume (621 pages) : graphiques, tableaux, cartes, couverture illustrée en couleurs ; 24 cm.
Bibliographie:Sources et Bibliographie p. 561-[597]. Notes bibliographiques. Index
ISBN:9782846542968 (br.) :