Le désenchantement de l'art : la philosophie de Walter Benjamin

Il y a aujourd'hui un mythe Walter Benjamin. Cela tient aux qualités littéraires de ses écrits, à sa biographie exceptionnelle, tragiquement représentative du destin de l'intelligentsia judéo-allemande au XXe siècle, et à un sens aigu des enjeux théoriques de l'époque, dont l'act...

पूर्ण विवरण

में बचाया:
ग्रंथसूची विवरण
मुख्य लेखक: Rochlitz, Rainer, 1946-2002
स्वरूप: Livre papier
भाषा:Français
प्रकाशित: [Paris] : Gallimard DL 1992.
श्रृंखला:NRF essais
विषय:
टिप्पणी: Autres tirages : 2007, 2014
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
LEADER 03166nam a22003017a 4500
001 394429
008 921022s1992 xxe ||| |||| 00| 0 fre d
009 PPN002695863
020 |a 9782070727773 (broché) 
020 |a 2070727777 (broché) :  |c 148 FRF 
024 |a 9782070727773 
041 0 |a fre 
082 |a 838 
082 |a 100 
100 1 |a Rochlitz, Rainer,  |d 1946-2002. 
245 1 0 |a Le désenchantement de l'art :  |b la philosophie de Walter Benjamin   |c Rainer Rochlitz. 
260 |a [Paris] :  |b Gallimard,  |c DL 1992. 
300 |a 1 volume (348 pages) ;  |c 23 cm. 
490 1 |a NRF essais 
500 |a Autres tirages : 2007, 2014 
504 |a Bibliographie pages [333]-340. Index 
520 |a Il y a aujourd'hui un mythe Walter Benjamin. Cela tient aux qualités littéraires de ses écrits, à sa biographie exceptionnelle, tragiquement représentative du destin de l'intelligentsia judéo-allemande au XXe siècle, et à un sens aigu des enjeux théoriques de l'époque, dont l'actualité ne n'est pas démentie depuis. Cette étude systémique veut restituer dans le foisonnement des écrits la logique interne des formes, des thèmes et des conceptions qui se chevauchent et se succèdent, évaluer, à travers les prémisses, les impasses et les changements d'orientation, la contribution de Benjamin aux disciplines qu'il a affrontées : philosophie du langage, esthétique, pensée de l'histoire. Philosophie du langage et philosophie de l'histoire tracent bientôt l'horizon d'une philosophie de l'art. Pour Benjamin, en effet les oeuvres d'art authentiques - contrairement aux systèmes de la raison occidentale- ont seules maintenu dans l'histoire cet accès privilégié à la vérité, que le langage a perdu. Afin d'y accéder à son tour, la philosophie doit se consacrer à l'interprétation de ces oeuvres. Partisan au départ d'une esthétique du sublime inspirée notamment par Hölderlin, Benjamin change deux fois d'orientation : à partir de "Sens unique" (1982), il se tourne vers les avant-gardes et tente de mettre son écriture au service de la politique, au point de sacrifier l'art dans son essai sur la reproductibilité technique ; puis avec "Le Narrateur" (1936) et ses écrits sur Baudelaire, il cherche au contraire, dans son évaluation du prix de la modernité, à restaurer l'autonomie esthétique. Sans doute ces changements de direction contribuent-ils à rendre inachevable le grand projet des "Passages parisiens". Mais ils conduisent pour finir aux "Thèses sur l'histoire" et à leur volonté de rétablir des significations oubliées ou occultées, des voix étouffées sans lesquelles il ne saura y avoir d'humanité réconciliée. Alors se révèle le caractère éthique et politique de la critique d'art, qui prétend repérer dans les oeuvres les signes historiques d'un salut possible. 
600 |a Benjamin, Walter,  |d 1892-1940  |x Critique et interprétation 
600 |a Benjamin, Walter,  |d 1892-1940  |x Esthétique 
650 |a Art 
650 |a Art et politique 
650 |a Esthétique  |y 20e siècle 
997 |0 394429  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |b ENSA  |c 0/Bourges/  |c 1/Bourges/ENSA/  |z Bourges, ENSA, ART TH174