Construction du corps, fabrique de l'architecture : figures, histoire, spectacle : une critique de l'ordre visuel moderne
L objectif de cet essai est la mise au jour d une intelligibilité des rapports historiquement institués entre le corps, l architecture et la ville. Sans prétendre faire l inventaire de ces multiples liens, l auteur a cherché à en dégager et analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Livre papier |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
[Saint-Maurice] :
Les Ed. de la Passion
1994
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| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Sumari: | L objectif de cet essai est la mise au jour d une intelligibilité des rapports historiquement institués entre le corps, l architecture et la ville. Sans prétendre faire l inventaire de ces multiples liens, l auteur a cherché à en dégager et analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures pérennes. Il constate d emblée qu au cœur des rapports établis entre le corps humain et l espace construit, il est question d un puissant mouvement de soumission sinon d exploitation dont l auteur veut rendre compte par une critique engagée. Une fois abordée l analyse de l implication du corps dans le projet d architecture, l auteur s est intéressé à définir la cristallisation d une symbolique corporelle de l architecture, et à mettre ainsi en lumière la projection de la structure corporelle (de parties du corps ou du corps tout entier) dans l architecture. Plus loin, l auteur a voulu montrer la forte structuration de l inconscient collectif par la visualisation unique (une logique du visuel, un ordre visuel) ; il évoque l immense poids historique de l architecture et de la ville en tant que concrétion visuelle massive, à savoir la forme cristallisée géante de cette onde longue matérialisée par l urbanisation totale des sociétés. Ce faisant, il analyse l emprise permanente du fonctionnalisme sur l ensemble de l architecture : par l intériorisation violente, dans le corps, de cet espace urbanisé et unifié en tant que forme géométrique radicale assignée à l axiologie perspective, et par la production répétitive de la cellule-enveloppe du corps, une forme sociale et surtout politique qui prend possession de l espace, le fabrique, et crée son propre temps à l ère moderne. Tout au long de cet essai, l auteur analyse et caractérise le corps socialisé de l ère moderne en tant que construction et maintenant forme quasi-architecturée et réifiée, encadrée par l urbanisme misérable, bref ce corps qui sent la mort dans un espace en lente décomposition. Étayée théoriquement par de nombreux apports extérieurs au strict champ de l architecture (psychanalyse, philosophie, sociologie ), l analyse s est également développée par rapport au statut et à la situation du corps dans la représentation picturale, celle-ci indéfectiblement liée chez Giotto à un cadre architecturé, peint ou réel. L essai montre encore comment le corps intervient directement dans les expériences perspectives et dans les réalisations de Filippo Brunelleschi, à l instar de l édification de la coupole du Dôme de Florence. Dans cet essai, l auteur, loin de souhaiter produire une architecture critique, en appelle à fonder une critique de l architecture qui ne soit pas une utopie pour le corps mais le corps de l utopie. Si l on ne sait toujours pas ce que pourrait devenir l architecture à l endroit du corps, au moins sait-on maintenant ce qu elle ne doit plus être. |
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| Descripció física: | 1 volume (222 p.-[14] p. de pl.) : illustrations ; 24 cm. |
| Bibliografia: | Bibliographie p. [209]-222. Index |
| ISBN: | 2906229210 (br.) : |

