Les jeux d'imitation.

Si l'on s'en tient aux caractéristiques communes du jeu, activité totalement libre, circonscrite dans le temps et l'espace, gratuite, sans autre objectif que le plaisir qu'elle procure, il nous faut remarquer d'emblée que le jeu pur n'existe pas à l'école. Un seul...

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Opis bibliograficzny
Wydane w:L' Education enfantine, N 1104, 3, novembre, 2008 ; pp. 12 à 25
Format: Article revue INSPE
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Opis
Streszczenie:Si l'on s'en tient aux caractéristiques communes du jeu, activité totalement libre, circonscrite dans le temps et l'espace, gratuite, sans autre objectif que le plaisir qu'elle procure, il nous faut remarquer d'emblée que le jeu pur n'existe pas à l'école. Un seul pays au monde l'envisage sous cet angle, l'Islande, où quelques écoles disposent d'une salle de jeux spécialement prévue pour les enfants, l'adulte n'intervenant en aucune façon. Le jeu "non pur", envisagé comme prétexte à d'autres activités dûment reprises par l'enseignant, existe-t-il pour autant ? Comme le remarque G. Brougère, le jeu disparaît peu à peu de l'école maternelle, où il n'a jamais eu de véritable place. Dès l'origine, P. Kergomard s'en affligeait. Sachant cela, il peut paraître étonnant que nous nous préoccupions des jeux d'imitation dans ce numéro, ou jeux du "faire semblant" (pretence/pretend play, en anglais). Ce domaine n'a pas vraiment été étudié comme tel et dans tous ses effets : toutes les sciences humaines ont quelque chose à en dire, de la sociologie à la psychologie (Piaget et Vygotski les premiers), des sciences cognitives à la philosophie. Mais une approche compréhensive n'est pas à l'ordre du jour dans sa relation à la pédagogie.
ISSN:00131288
0013-1288