Hermemont. 1, Une vie de château. La sourde oreille

I. Tout commence à Jumainville, le village de Mon village à l'heure allemande . Mais nous sommes à l'heure française. En 1936, au temps où arrivent les premiers échos de la guerre d'Espagne, menace de bouleversements proches. À Jumainville, se dresse un château, qui se trouve encore l...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:Hermemont, 1
Prif Awdur: Bory, Jean-Louis, 1919-1979
Fformat: Livre papier
Iaith:Indéterminée
Cyhoeddwyd: Paris : René Julliard DL 1973.
Cyfres:Hermemont.... 1
Pynciau:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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Variante du titre:Une vie de château
La sourde oreille
Disgrifiad
Crynodeb:I. Tout commence à Jumainville, le village de Mon village à l'heure allemande . Mais nous sommes à l'heure française. En 1936, au temps où arrivent les premiers échos de la guerre d'Espagne, menace de bouleversements proches. À Jumainville, se dresse un château, qui se trouve encore la propriété de la famille Hermemont. Plus pour longtemps. Ruinée, la famille Hermemont décline, elle se désagrège. Il n'y a plus de liens entre le village et le château, où la vie est close, refermée sur ses drames. Et l'avènement du Front populaire achève de transformer en île cette vie de château. Dans cette île , vivent - entre autres personnages - le fils de la famille, François-Charles, et son oncle Marc. Marc est un tendre, qui se refuse à la tendresse, un sensible désespéré, qui se défend contre les amères leçons de la vie par un dangereux effort de cynisme et de sécheresse. Il a élu son neveu comme objet de son affection et de son dévouement total. Il s'est chargé de son éducation - de son dressage . Après quelques catastrophes, dignes d'un roman noir , le château est déserté par ses maîtres, vendu à de riches Américains. Les Hermemont se dispersent. II. Nous retrouvons François-Charles en 1942. Dans une vraie île, au large de Marseille. À Jumainville occupé, c'est l'heure allemande ; à Marseille, ce n'est plus la guerre, ce n'est pas la paix. François-Charles n'a pas été démobilisé. Il s'agit, pour les jeunes hommes maintenus militaires dans ce fantôme d'armée qu'est l'armée d'armistice, de profiter au mieux de cet entracte imposé. François-Charles met en pratique l'enseignement de son oncle : s'évertuer à faire de soi un être d'expérience riche et ardente, mais de sang-froid. Pour cela, faire alterner l'agrément d'une solitude insulaire et les plaisirs de la foule marseillaise. Une fois le jeu établi, il suffit de faire la sourde oreille à tout ce qui pourrait en déranger les règles. Mais comment ne pas la prêter, cette oreille, à l'appel de l'amitié, à celui de l'amour ? Le jeune Hermemont succombera à la double tentation, sans d'ailleurs songer à s'en plaindre. Nous retrouvons de nouveau François-Charles en 1958, il est le protagoniste narrateur de La peau des zèbres .
Disgrifiad Corfforoll:1 volume (560 pages) ; 20 cm.