Y a-t-il un lien entre propriétés magnétiques et électriques dans La2NiO4+ ?

Depuis la découverte de la supraconductivité à haute température dans les oxydes bidimensionnels, de nombreuses études ont révélé le comportement complexe de l'état non supraconducteur, dit "état normal", notamment les corrélations entre séparation de phase, fluctuations magnétiques e...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Poirot, Nathalie, 1968-
Daljnji autori: Odier, Philippe, 1945- (Savjetnik disertacije)
Format: Thèse et Mémoire papier
Jezik:Français
Izdano: [S.l.] : [s.n.] 1997.
Teme:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Variante du titre:Is there a connexion between magnetic and electric properties in La2NiO4+ ?
Edition sous un autre format:• Y a-t-il un lien entre propriétés magnétiques et électriques dans La2NiO4+ ?, Nathalie Poirot, Villeurbanne, [CCSD], 2018
Opis
Sažetak:Depuis la découverte de la supraconductivité à haute température dans les oxydes bidimensionnels, de nombreuses études ont révélé le comportement complexe de l'état non supraconducteur, dit "état normal", notamment les corrélations entre séparation de phase, fluctuations magnétiques et propriétés électriques. Nous avons tenté d'éclaircir ces points par l'étude du composé La2NiO4+ , isostructural de La2CuO4+ , mais non supraconducteur. La2NiO4+ présente un large domaine de non-stoechiométrie en oxygène. L'étude de son diagramme de phase a permis d'établir des lignes de séparation de phase autour de 650 K et de mettre en évidence des domaines de séparation de phases macroscopiques liés à des phénomènes électroniques. L'étude des propriétés magnétiques statiques en fonction du dopage en oxygène, a montré la présence d'une composante ferromagnétique. Des signaux de résonance magnétique intrinsèques au nickelate ont été mis en évidence pour la première fois pour <=0.16. Ils sont fortement dépendants du dopage en oxygène, et sont attribués à la présence d'un ferromagnétisme faible. Un lien direct entre diagramme de phase et diagramme magnétique a pu être établi. Des mesures de résistivité sur céramiques ont montré la relation très étroite entre structure, magnétisme et propriétés électroniques : les fluctuations magnétiques s'opposent au transport de charges. Nous avons pu établir qu'il existait deux origines différentes de la composante ferromagnétique, suivant le dopage en oxygène : l'une d'origine structurale due aux interactions de Dzyaloshinski-Morya, et l'autre dynamique, liée à des polarons magnétiques. Les anomalies magnétiques, résistives et thermiques observées à une température de 650 K résultent de la disparition de cette composante ferromagnétique. Ceci serait à l'origine d'un comportement métallique pour T>900 K ressemblant fortement à celui des cuprates supraconducteurs. A basse température, des températures d'ordre liées à une ségrégation des charges en murs de domaines ont été observées confirmant les résultats obtenus par différents auteurs. Le système serait constitué de polarons magnétiques qui deviennent non magnétiques à haute température. L'ensemble de ces données n'a pu être obtenu que grâce à la maîtrise de l'élaboration et du contrôle de la stoechiométrie des matériaux.
Opis:1 vol (180 p.).