Natural Resources, Fiscal Policy and Financing for Development in Developing Countries

Le financement du développement durable demeure un enjeu crucial pour les pays en développement, confrontés à une insuffisance chronique de ressources budgétaires pour faire face aux besoins croissants liés à la lutte contre la pauvreté, les inégalités, l insécurité alimentaire, le changement climat...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Coulibaly, Yacouba, 1997-
Drugi avtorji: Villieu, Patrick, 19..-...., professeur de sciences économiques (Directeur de thèse), Minea, Alexandru, 1980- (Directeur de thèse), Combes, Jean-Louis, 1965-, Dufrénot, Gilles, 1967- (Membre du jury), Couharde, Cécile, 19..- (Membre du jury), Kilolo Malambwe, Jean-Marc, 1977- (Membre du jury), Kinda, Tidiane (Membre du jury)
Format: Thèse numérique
Jezik:Anglais
Français
Izdano: 2025.
Teme:
Online dostop:Accès au texte intégral
https://theses.univ-orleans.fr/public/2025ORLE1096_va.pdf
https://theses.fr/2025ORLE1096/abes
https://theses.hal.science/tel-05720786
Sporočilo: Titre provenant de l'écran-titre
Ecole(s) Doctorale(s) : Sciences de la Société : Territoires, Economie, Droit - SSTED
Partenaire(s) de recherche : LÉO - Laboratoire d'Economie d'Orléans (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Jean-Louis Combes (Président du jury) ; Gilles Dufrénot, Cécile Couharde, Jean-Marc Kilolo Malambwe, Tidiane Kinda (Membre(s) du jury) ; Gilles Dufrénot, Cécile Couharde (Rapporteur(s))
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Variante du titre:Ressources naturelles, politique budgétaire et financement du développement dans les pays en développement
Opis
Izvleček:Le financement du développement durable demeure un enjeu crucial pour les pays en développement, confrontés à une insuffisance chronique de ressources budgétaires pour faire face aux besoins croissants liés à la lutte contre la pauvreté, les inégalités, l insécurité alimentaire, le changement climatique, la perte de biodiversité et la transition énergétique. En parallèle, la vulnérabilité climatique croissante, les récentes crises de la dette souveraine combinée à un accès limité aux marchés financiers ont montré la nécessité de repenser les mécanismes de financement durable dans les pays en développement. Cette thèse analyse les effets macroéconomiques et environnementaux de deux instruments de financement innovants auxquels les pays ont fait recours ces dernières décennies : les prêts garantis par les ressources naturelles et les échanges dette-nature (debt-for-nature swaps), en évaluant leur capacité à favoriser un développement durable dans une perspective de soutenabilité faible et forte. Pour y parvenir, nous avons subdivisé la thèse en deux parties interconnectées. La première partie est consacrée à l analyse des prêts adossés aux ressources naturelles, répartie en trois chapitres. Le premier chapitre examine l effet des prêts adossés aux ressources sur l efficience écologique du développement humain dans un échantillon de 45 pays africains entre 1990 et 2019. En mobilisant la méthode d entropy balancing, il est démontré que ces prêts peuvent améliorer cette efficience via des canaux tels que le PIB par tête, le niveau d éducation et les années de scolarisation prévues. Toutefois, l impact varie selon les ressources (positif pour le pétrole et les minéraux, négatif pour le cacao et le tabac) et devient non significatif en cas de dette publique élevée. Un paradoxe est mis en évidence : ces prêts contribuent à l amélioration sociale tout en exacerbant les émissions de gaz à effet de serre. Le deuxième chapitre explore leur relation avec la déforestation dans 64 pays en développement sur la période 2004 2018. À travers une approche par appariement de score de propension, les résultats montrent que ces prêts accentuent significativement la déforestation, notamment lorsqu ils sont adossés à des ressources comme les minéraux, le cacao ou le tabac. L effet est conditionné par la structure forestière, les institutions et la pression sur le remboursement de la dette. Le troisième chapitre analyse l impact de ces prêts sur la cyclicité de la politique budgétaire dans 127 pays sur la période 1990 2020. À l aide de la méthode LGWOLS et d'entropy balancing, il est établi que ces prêts déclenchent une politique budgétaire procyclique, mais cet effet devient contracyclique lorsque les investissements publics se situent entre 15 % et 35 % du PIB. La seconde partie de la thèse porte sur les échanges dette contre nature, un mécanisme d allègement de la dette conditionné à des engagements environnementaux. Nous avons analysé dans le quatrième chapitre leur effet sur la volatilité budgétaire dans 134 pays en développement durant la période 1990 2020. Il est démontré que ces swaps contribuent à l amélioration conjointe de la performance sociale et environnementale, via des canaux tels que la réduction de l épuisement des ressources, la baisse des émissions de CO , l accroissement des investissements et la progression du bien-être. En conclusion, cette thèse montre que les prêts garantis par les ressources naturelles peuvent, sous certaines conditions, favoriser le développement durable mais comportent des risques environnementaux significatifs. À l inverse, les debt-for-nature swaps, bien que modestes en volume, offrent un potentiel prometteur pour articuler allègement de la dette et la durabilité environnementale. Une généralisation de ces mécanismes, accompagnée de critères d éligibilité assouplis et d une gouvernance renforcée, est préconisée pour soutenir les trajectoires de développement soutenable.
Financing sustainable development remains a crucial issue for developing countries, which face a chronic shortage of budgetary resources to meet the growing needs associated with combating poverty, inequality, food insecurity, climate change, biodiversity loss, and the energy transition. In parallel, growing climate vulnerability, recent sovereign debt crises, and limited access to financial markets have highlighted the need to rethink sustainable financing mechanisms in developing countries. This thesis analyzes the macroeconomic and environmental effects of two innovative financing instruments that countries have resorted to in recent decades: resource-backed loans and debt-for-nature swaps, assessing their ability to foster sustainable development from both low and high sustainability perspectives. To achieve this, we have divided the thesis into two interconnected parts. The first part is devoted to the analysis of resource-backed lending, divided into three chapters. The first chapter examines the effect of resource-backed loans on the ecological efficiency of human development in a sample of 45 African countries between 1990 and 2019. Using entropy balancing, it is demonstrated that these loans can enhance efficiency through channels such as GDP per capita, educational attainment, and expected years of schooling. However, the impact varies according to resources (positive for oil and minerals, negative for cocoa and tobacco) and becomes insignificant in the case of high public debt. A paradox is highlighted: these loans contribute to social improvement while exacerbating greenhouse gas emissions. The second chapter explores their relationship with deforestation in 64 developing countries over the period 2004-2018. Using a propensity score matching approach, the results show that these loans significantly accentuate deforestation, particularly when they are backed by resources such as minerals, cocoa, or tobacco. Forest structure, institutions, and pressure on debt repayment condition the effect. The third chapter analyzes the impact of these loans on the cyclicality of fiscal policy in 127 countries over the period 1990-2020. Using the LGWOLS method and entropy balancing, it is established that these loans trigger a pro-cyclical budgetary policy; however, this effect becomes counter-cyclical when public investment accounts for between 15% and 35% of GDP. The second part of the thesis focuses on debt-for-nature swaps, a debt-reliefmechanism conditional on environmental commitments. In the fourth chapter, we analyze their effect on fiscal volatility in 134 developing countries over the period 1990-2020. The results confirm their ability to stabilize public finances by reducing fiscal policy volatility, especially when they are bilateral. The introduction of fiscal rules is a lever for reinforcing this effect. The fifth chapter measures the impact of these exchanges on the ecological efficiency of human development, using a counterfactual approach. It is demonstrated that these swaps contribute to the joint improvement of social and environmental performance through channels such as reduced resource depletion, lower CO2 emissions, increased investment, and improved well-being. In conclusion, this thesis demonstrates that resource-based lending can, under certain conditions, promote sustainable development; however, it also entails significant environmental risks. Conversely, debt-for-nature swaps, though modest in volume, offer promising potential for linking debt relief and environmentalsustainability. To support sustainable development trajectories, we recommend the widespread use of these mechanisms, accompanied by more flexible eligibility criteria and strengthened governance.
Opis knjige/članka:Titre provenant de l'écran-titre
Ecole(s) Doctorale(s) : Sciences de la Société : Territoires, Economie, Droit - SSTED
Partenaire(s) de recherche : LÉO - Laboratoire d'Economie d'Orléans (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Jean-Louis Combes (Président du jury) ; Gilles Dufrénot, Cécile Couharde, Jean-Marc Kilolo Malambwe, Tidiane Kinda (Membre(s) du jury) ; Gilles Dufrénot, Cécile Couharde (Rapporteur(s))
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Dostop:Thèse soumise à l'embargo de l'auteur jusqu'au 01 février 2026