Carthage : monnaie et histoire, de la prise de Sélinonte à la révolte libyenne (409-237 av. n. è.)
La thèse a pour objectif de mettre en relation les sources littéraires, archéologiques et épigraphiques habituellement utilisées par les historiens de Carthage avec l'étude renouvelée de la documentation numismatique. La perte - sans doute irrémédiable - de la quasi-totalité des œuvres écrites...
Shranjeno v:
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| Drugi avtorji: | , , , , , |
| Format: | Thèse numérique |
| Jezik: | Français |
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2024.
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| Online dostop: | Accès réservé au texte intégral |
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Titre provenant de l'écran-titre Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Humanités et Langues (Centre-Val de Loire ; 2018-....) Partenaire(s) de recherche : Institut de recherche sur les archéomatériaux (France) (Laboratoire) Autre(s) contribution(s) : François de Callataÿ (Président du jury) ; François de Callataÿ, Suzanne Frey-Kupper, Guillaume Sarah, Catherine Grandjean (Membre(s) du jury) ; François de Callataÿ, Suzanne Frey-Kupper (Rapporteur(s)) |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Variante du titre: | Carthage :, Coinage and History, from the taken of Selinunte to the Libyan War (409-237 BC) |
| Izvleček: | La thèse a pour objectif de mettre en relation les sources littéraires, archéologiques et épigraphiques habituellement utilisées par les historiens de Carthage avec l'étude renouvelée de la documentation numismatique. La perte - sans doute irrémédiable - de la quasi-totalité des œuvres écrites et des archives carthaginoises fait en effet de la monnaie frappée, produite en série par l'État, une source de première importance pour appréhender à la fois le fonctionnement institutionnel de la cité et ses multiples interactions en Méditerranée occidentale. La chronologie couverte correspond à la période d'apogée de la domination politique, économique et militaire qu'exercent les Carthaginois dans la région, entre leur retour victorieux en Sicile à la fin du Ve siècle av. J.-C. et les lourdes conséquences de la première défaite face à Rome, au tournant des années 240-230 av. J.-C. Les problématiques de l'étude et la chronologie retenues invitent à porter avant tout l'attention sur les monnaies en métaux précieux, qui jouent un rôle essentiel dans le financement des dépenses de la cité, sans négliger pour autant les alliages cuivreux, dont l'usage se diffuse alors progressivement. La base documentaire de la thèse se compose donc d'un corpus exhaustif des monnaies carthaginoises en or et en argent, qui sont organisées selon un nouveau classement et dont l'étude mobilise un large éventail méthodologique. Outre la typologie et la métrologie de ces monnaies, sont en effet également pris en compte les volumes et l'organisation de leur production, les techniques mises en œuvre dans leur fabrication ainsi que les caractéristiques de leur circulation et de leur thésaurisation. De plus, la démarche repose sur les apports de quelque 500 analyses de composition élémentaire réalisées par LA-ICP-MS à l'IRAMAT-CEB. Ces analyses archéométriques, qui permettent de connaître les teneurs des éléments majeurs et traces présents dans les alliages monnayés, sont un moyen privilégié d'appréhender les politiques de production monétaire ainsi que la provenance et la circulation des métaux employés. Les résultats d'une telle approche et leur mise en relation avec les autres sources de l'histoire punique amènent à réaffirmer le lien étroit qu'entretiennent les monnaies carthaginoises en métaux précieux avec le financement des opérations militaires. Leur production, si elle se répartit sur l'ensemble de la période étudiée, n'en est donc pas moins sporadique et mise en œuvre pour répondre à des besoins de paiement spécifiques. Deux périodes particulièrement intenses se démarquent de ce point de vue : le conflit contre Agathocle de Syracuse d'une part, à la fin du IVe siècle, et la première guerre contre Rome et ses suites, entre 264 et 237, d'autre part. L'étude numismatique renouvelée permet également de mettre en évidence les aspects liés à la décision, aux normes et au contrôle de la production monétaire, qui apportent de précieux éléments de compréhension de l'histoire des institutions et de la vie politique de Carthage. Le rôle des généraux et leurs relations avec les autres magistrats font à ce titre l'objet d'une attention particulière. The goal of this thesis is to connect the literary, archaeological and epigraphical sources usually used by Carthage historians with the updated study of the numismatic material. Because of the probably irreversible loss of almost all Carthaginian written works and archives, struck coins, which were mass-produced by the state, represent a major source to rely on in order to comprehend both the institutional organization of the city-state and its various interactions in the Western Mediterranean. The chronology of this thesis corresponds to the peak of political, economic and military domination of the Carthaginians over this region, from their triumphant return to Sicily at the end of the 5th century BC to the important aftermath of the first defeat against Rome at the turn of the years 240-230 B.C. Considering the research questions and the chosen chronology, this thesis focuses mainly on precious metal coins which play a key role in financing the expenses of the city, without neglecting copper alloys coins which were then progressively coming into widespread use. The body of documents rests on an exhaustive corpus of Carthaginian gold and silver coins, which have been organized according to a new classification system. This corpus is being studied from a wide range of methodological approaches : in addition to the typology and metrology of these coins, the production volumes and organization, the manufacturing techniques and the characteristics of circulation and hoarding are also taken into account. This approach is also based on the elemental composition analyses carried out by LA-ICP-MS at the IRAMAT-CEB laboratory on about 500 coins. These archeometrical analyses, through which it is possible to know the contents of the main elements and trace elements in coined alloys, represent a promising tool to understand the coin production practices and policies as well as the origin and circulation of the metals.The results of this approach, when considered in relation to other sources of the Punic history, make it possible to reassert the close link between Carthaginian precious metal coins and financing military operations. Therefore, their production, even though it is distributed over the whole chosen time period, remains sporadic and was implemented to meet specific needs. In this regard, two particularly intensive periods stand out: the first is the conflict against Agathocles of Syracuse at the end of the 4th century, and the second is the first war against Rome and its immediate consequences (264-237). The renewed numismatic study also highlights aspects relating to decision-making, standards and control of coin production, which provide valuable insights into the history of Carthage's institutions and political life. In this respect, particular attention is paid to the role of the generals and to their relations with the other magistrates. |
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| Opis knjige/članka: | Titre provenant de l'écran-titre Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Humanités et Langues (Centre-Val de Loire ; 2018-....) Partenaire(s) de recherche : Institut de recherche sur les archéomatériaux (France) (Laboratoire) Autre(s) contribution(s) : François de Callataÿ (Président du jury) ; François de Callataÿ, Suzanne Frey-Kupper, Guillaume Sarah, Catherine Grandjean (Membre(s) du jury) ; François de Callataÿ, Suzanne Frey-Kupper (Rapporteur(s)) |
| Format: | Configuration requise : un logiciel capable de lire un fichier au format : application/pdf |