Le contrôle du corps des femmes dans les empires coloniaux : empires, genre et biopolitiques

"Si les biopolitiques consistent à faire entrer la vie humaine en politique, en classant et en hiérarchisant les populations, en agissant sur les formes de reproduction, c est bien sur les corps qu elles s exercent, et en particulier les corps des femmes. Selon les époques et les lieux, le biop...

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Auteur principal: Spensky, Martine, 1946-
Format: Livre numérique
Langue:Français
Publié: Paris : Éditions Karthala 2015.
Paris : Cyberlibris
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Edition sous un autre format:• Le contrôle du corps des femmes dans les empires coloniaux, empires, genre et biopolitiques, sous la direction de Martine Spensky, 2015, Paris, Éditions Karthala, 1 vol. (264 p.), Hommes et sociétés, 978-2-8111-1343-8
Description
Résumé:"Si les biopolitiques consistent à faire entrer la vie humaine en politique, en classant et en hiérarchisant les populations, en agissant sur les formes de reproduction, c est bien sur les corps qu elles s exercent, et en particulier les corps des femmes. Selon les époques et les lieux, le biopouvoir s est pratiqué sous les formes étatiques, religieuses ou privées. Dans le cadre des empires coloniaux en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique, la mondialisation des biopolitiques a donné à l appropriation et au contrôle des femmes une autre dimension. Les études de cas qui composent cet ouvrage tentent de l éclairer. Le contrôle du corps féminin s est mondialisé avec l accaparement des terres et des corps chez les peuples conquis des Amériques. L accès immédiat au plaisir sexuel devint l une des motivations premières de la prise de possession. Mais cette quasi-mise en esclavage avait pour objectif à plus long terme de capter la force de travail des vaincus et leurs capacités reproductives, afin d assurer l existence d une main-d oeuvre nécessaire et d accroître les profits qu il en était tiré, entraînant des conflits d intérêts entre dominants et dominés. Cet ouvrage met en évidence divers fonctionnements de ce biopouvoir (administration coloniale, Églises, philanthropes, tenancières de maison close) et de leurs effets sociaux. Face à l oppression, les femmes ont néanmoins disposé de moyens de résistance : esclaves restant obstinément stériles ou supprimant leur enfant, prostituées essayant de s enfuir des bordels, mères congolaises boudant les visites médicales pour nourrissons... Si elles n ont pas changé la structure des rapports de genre, de classe ou de race , ces résistances individuelles ont laissé entrevoir une conscience qui ne manquera pas, par la suite, d en modifier la forme
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Bibliographie:Bibliographie en fin de contributions. Notes bibliographiques en bas de pages
ISBN:9782811113445
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