Quelles natures voulons-nous ? : pour une approche socio-écologique du champ de l'environnement

Ce que nous appelons nature dans les sociétés occidentales est en réalité un environnement plus ou moins artificiel, combinaison d'éléments hérités du passé et façonnés par des siècles de pratiques visant à rendre cet environnement plus productif ou moins dangereux pour l'homme. Ces systèm...

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Bibliografske podrobnosti
Korporativna značnica: Programme Environnement Vie et Sociétés. Journées (Auteur)
Drugi avtorji: Lévêque, Christian, 1940-...., hydrobiologiste (Directeur de la publication), Van der Leeuw, Sander Ernst, 1945- (Directeur de la publication), Reynier, Isabelle (Directeur de la publication)
Format: Livre papier
Jezik:Français
Izdano: Paris : Elsevier DL 2003.
Serija:Collection environnement = = Environmental series
Teme:
Sporočilo: Travaux issus des Journées du Programme Environnement, vie et sociétés (PEVS) du CNRS tenues à Lille du 12 au 14 novembre 2001
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Opis
Izvleček:Ce que nous appelons nature dans les sociétés occidentales est en réalité un environnement plus ou moins artificiel, combinaison d'éléments hérités du passé et façonnés par des siècles de pratiques visant à rendre cet environnement plus productif ou moins dangereux pour l'homme. Ces systèmes fortement artificialisés et manipulés par l'homme n'ont plus qu'une lointaine ressemblance avec les écosystèmes des écologistes. Ce sont des anthroposystèmes, dont la dynamique est gouvernée par les usages qu'en font les sociétés, usages parfois contradictoires et qui évoluent dans le temps. Car la nature a longtemps été perçue comme un réservoir de biens et de services inépuisables pour les sociétés humaines. Mais au cours des dernières décennies, les signes de surexploitation des ressources naturelles sont devenus de plus en plus visibles sans pour autant que des mesures efficaces soient réellement prises pour y remédier. Cet état de fait s'étend très rapidement à l'ensemble de la planète, en raison de la croissance démographique et du développement économique. En outre, les innovations scientifiques et technologiques qui ont permis le développement ont des effets inattendus et pervers à long terme: déplétion de l'ozone atmosphérique, réchauffement climatique lié à l'émission de gaz à effet de serre, pollution des eaux et des airs, maladies émergentes, etc. L'emprise de l'homme sur la planète est un fait sans précédent qui ouvre en même temps la boîte de Pandore: nul ne sait précisément quel sera l'avenir... Ce contexte et le débat qu'il suscite renvoient à la question de la place de l'homme dans la nature. Il soulève également celle des attentes de sociétés de plus en plus urbanisées vis-à-vis de la nature. La connaissance des dynamiques du passé peut-elle nous aider à élaborer des scénarios du futur? Sommes-nous capables de mobiliser les connaissances scientifiques pour aider les gestionnaires à prendre des mesures qui engagent parfois le très long terme? En d'autres termes que voulons-nous faire d'une nature que nous avons déjà profondément transformée et qui ne sera plus jamais celle que nos ancêtres ont connue? La réponse viendra des sociétés. Les scientifiques peuvent leur proposer des alternatives.
Opis knjige/članka:Travaux issus des Journées du Programme Environnement, vie et sociétés (PEVS) du CNRS tenues à Lille du 12 au 14 novembre 2001
Fizični opis:1 volume (324 pages) : illustrations en noir et en couleurs, cartes, couverture illustrée en couleurs ; dl 2003.
Bibliografija:Bibliographie en fin de chapitres. Notes bibliographiques
ISBN:284299454X (broché) :
ISSN:1624-026X