L'art de l'irritation chez Thomas Bernhard : ars moriendi, modus vivendi
L œuvre de Thomas Bernhard a longtemps été lue comme un monochrome en noir, reflet d un pessimisme d inspiration baroque, renforcé par un nihilisme typiquement moderne. Cependant, entre Frost, le premier roman, et Auslöschung. Ein Zerfall, le dernier, une évolution est perceptible, qui va de l extrê...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Livre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Arras :
Artois Presses Université
2020.
Marseille : OpenEdition |
| Témata: | |
| On-line přístup: | Ressource accessible en libre accès Accès Université d'Orléans et IFPM ; Accès complet au document dans sa version HTML. Pas d'accès aux autres formats (PDF, Epub). |
| Poznámka: |
Description d'après la consultation, 2020-06-10 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 338 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Edition sous un autre format: | • L'art de l'irritation chez Thomas Bernhard, ars moriendi, modus vivendi, Martine Sforzin, 2002, Arras, Artois Presses Universités, 1 vol. (335 p.), Lettres étrangères, 2-910663-79-5 |
| Shrnutí: | L œuvre de Thomas Bernhard a longtemps été lue comme un monochrome en noir, reflet d un pessimisme d inspiration baroque, renforcé par un nihilisme typiquement moderne. Cependant, entre Frost, le premier roman, et Auslöschung. Ein Zerfall, le dernier, une évolution est perceptible, qui va de l extrême de la douleur au rire et aboutit à la revendication d une écriture de l effacement. Que ce soit sous la forme d un désespoir ressassé dans une phrase infinie ou encore d une exagération délibérément grotesque et carnavalesque , l œuvre de Thomas Bernhard s est toujours accompagnée, au-delà des strictes limites de l espace littéraire, de scandales et autres perturbations de la vie publique autrichienne. En cultivant savamment ceux-ci, Thomas Bernhard dépasse la simple recherche de l effet et tire d une sensation qui est la condition de l émergence de l œuvre, une capacité à irriter, à arracher à l indifférence et, par là, à une menace de mort. L irritation saisit dans la réactivation permanente de son origine, la possibilité d élaborer un art de l irritation. Esthétiquement, celui-ci détermine une écriture unique et originale. Mais sur le plan éthique surtout, l évolution de l œuvre reflète la possibilité tirée à l art de l irritation de s opposer au monde, de s affirmer en existant contre lui. L écriture de l effacement, tout en portant les stigmates du nihilisme, montre la voie d une existence possible dans une attitude d opposition permanente au monde. Le fondement de cette existence n est plus l attachement nostalgique mais utopique à un rêve d accord parfait entre le moi et le monde, mais la volonté de s en guérir et de se construire sur les sables mouvants d une vérité qui sans cesse échappe. Endossant les crises de la modernité, l irritation telle que Thomas Bernhard la pratique, propose un art d exister qui, loin de se satisfaire de reproduire le nihilisme partout constaté, tente d y faire pièce sans l occulter ou le nier, transformant ainsi un ars moriendi en modus vivendi. |
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| Popis jednotky: | Description d'après la consultation, 2020-06-10 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 338 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Médium: | Navigateur Web |
| Bibliografie: | Bibliogr. p. [319]-331. Notes bibliogr. |
| ISBN: | 9782848324371 |
| Přístup: | L'accès complet au document est ouvert à tous dans sa version HTML. L'accès aux autres formats (PDF, Epub) est réservé aux usagers des établissements qui en ont fait l'acquisition. |

