L'éthique de la croyance et la question du poids de l autorité
Clifford qui considère la malhonnêteté intellectuelle comme étant en quelque sorte l immoralité par excellence, puisque toutes les autres formes d immoralité sont susceptibles d en découler directement ou indirectement soutient que la religion doit rester sous la dépendance de la morale, en ce sens...
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| Format: | Livre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Paris :
Collège de France
2015.
Marseille : OpenEdition |
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Ressource accessible en libre accès Accès Université d'Orléans et IFPM ; Accès complet au document dans sa version HTML. Pas d'accès aux autres formats (PDF, Epub). |
| Note: |
Description d'après la consultation, 2017- 05 - 03 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 29 p. Ce texte qui a pour origine une conférence donnée lors du Colloque annuel de rentrée du Collège de France d'octobre 2007 a été initialement publié, sous le même titre, dans "De l'autorité", sous la direction d'Antoine Compagnon (Paris, Odile Jacob, 2008, p. 257-285) OpenEdition Books (freemium) |
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| Résumé: | Clifford qui considère la malhonnêteté intellectuelle comme étant en quelque sorte l immoralité par excellence, puisque toutes les autres formes d immoralité sont susceptibles d en découler directement ou indirectement soutient que la religion doit rester sous la dépendance de la morale, en ce sens (pour commencer) qu elle doit, elle aussi, satisfaire la règle fondamentale de la bonne conduite en matière de croyance, même si cela risque de lui poser un problème qui pourrait se révéler tôt ou tard insurmontable : Les croyances religieuses doivent être fondées sur des preuves ; si elles ne sont pas fondées de cette manière, il est mal d y adhérer. L éthique de la croyance, telle qu elle est défendue par Clifford, a semblé, aux yeux de critiques comme William James, à la fois naïvement intellectualiste et excessivement rigoriste, puisqu elle exige que tous les avantages possibles de la croyance, et particulièrement le genre de stimulant et de réconfort qu elle est susceptible de nous apporter, soient subordonnés et éventuellement sacrifiés à un seul d entre eux, à savoir la vérité. Valéry disait que les preuves sont la politesse de l esprit et qu il faut toujours demander des preuves. Mais ce qui est plus grave que la quantité d impolitesse assez effarante qu on est obligé de supporter aujourd hui de ce point de vue est, si l on éprouve une certaine sympathie pour la position de Clifford, la quantité d immoralité qui va avec elle et qui la supporte. Si l on est intéressé par la question de la vérité, il n est pas possible de ne pas l être aussi par la question des raisons qui peuvent être produites en sa faveur. Et on ne peut sûrement pas se contenter de prétendre que, si on n est pas intéressé par la deuxième question, celle des raisons et des preuves, c est parce qu on connaît d autres moyens qui permettent de parvenir beaucoup plus sûrement à la vérité. Il vaudrait probablement mieux admettre que c est plutôt parce qu on n est pas réellement intéressé par |
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| Description: | Description d'après la consultation, 2017- 05 - 03 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 29 p. Ce texte qui a pour origine une conférence donnée lors du Colloque annuel de rentrée du Collège de France d'octobre 2007 a été initialement publié, sous le même titre, dans "De l'autorité", sous la direction d'Antoine Compagnon (Paris, Odile Jacob, 2008, p. 257-285) OpenEdition Books (freemium) |
| Format: | Navigateur Web |
| Bibliographie: | Notes bibliogr. |
| ISBN: | 9782722604179 |
| Accès: | L'accès complet au document est ouvert à tous dans sa version HTML. L'accès aux autres formats (PDF, Epub) est réservé aux usagers des établissements qui en ont fait l'acquisition. |

