Le troisième monde : signification, vérité et connaissance chez Frege

À côté des choses du monde extérieur, d une part, et des représentations du monde mental, d autre part, on doit, écrit Frege dans La Pensée, reconnaître un troisième monde. Ce qui y appartient s accorde avec les représentations en ce qu il ne peut être perçu par les sens, avec les choses en ce qu il...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Bouveresse, Jacques, 1940-2021
Materialtyp: Livre numérique
Språk:Français
Publicerad: Paris : Collège de France 2015.
Marseille : OpenEdition
Ämnen:
Länkar:Ressource accessible en libre accès
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Anmärkning: Description d'après la consultation, 2017-04-05
Titre provenant de la page de titre du document électronique
La pagination de l'édition imprimée correspondante est de 144 p.
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Edition sous un autre format:• Le troisième monde, Texte imprimé, Paris, Collège de France, 2015
Beskrivning
Sammanfattning:À côté des choses du monde extérieur, d une part, et des représentations du monde mental, d autre part, on doit, écrit Frege dans La Pensée, reconnaître un troisième monde. Ce qui y appartient s accorde avec les représentations en ce qu il ne peut être perçu par les sens, avec les choses en ce qu il n a besoin d aucun porteur au contenu de conscience duquel il appartiendrait. Il en est ainsi, par exemple, de la pensée que nous exprimons dans le théorème de Pythagore : elle est vraie intemporellement, vraie indépendamment du fait que qui que ce soit la tienne pour vraie ou non . Du point de vue de Frege, l être-vrai est quelque chose d autre que l être-considéré-comme-vrai, que ce soit par un, par beaucoup, par tous, et ne peut en aucune façon être ramené à lui. Il n est pas contradictoire que quelque chose soit vrai, qui est considéré comme faux par tous . Peut-on se demande-t-il falsifier plus gravement le sens du mot vrai que lorsqu on veut inclure une référence à celui qui juge ? La notion frégéenne de vérité est intrinsèquement non épistémique. Elle n implique apparemment aucune référence essentielle à un sujet connaissant, pas même (comme celle de Peirce) à un sujet connaissant collectif, identifié avec la communauté des esprits engagée dans la tâche infinie de la recherche de la vérité. En ce sens-là, il est parfaitement correct de soutenir, comme l a fait Dummett, que Frege a voulu déposséder la théorie de la connaissance de la position privilégiée qu elle occupait avant lui en philosophie ; et les questions fondamentales de la théorie de la connaissance, de leur caractère préjudiciel. L opinion de Geach est, sur ce point, la même que celle de Dummett : Il est certain que Frege rejetait totalement une approche épistémologique des problèmes philosophiques. Son attitude a été tout au long de sa vie : en premier lieu, déterminez ce qui est connu et la manière dont ces vérités connues doivent être analysées et articulées et c est seulement ensuite que vous pourrez, avec profit, commencer à discuter ce qui fait que ces vérités se mettent à apparaître à un être humain ; si vous essayez de démarrer avec une théorie de la connaissance, vous n aboutirez nulle part.
Beskrivning:Description d'après la consultation, 2017-04-05
Titre provenant de la page de titre du document électronique
La pagination de l'édition imprimée correspondante est de 144 p.
OpenEdition Books (freemium)
Materialtyp:Navigateur Web
Bibliografi:Bibliogr.
ISBN:9782722604162
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