Martin Amis : Le postmodernisme en question
Comment écrire à l'ère du doute généralisé quant à la possibilité pour le signe de commercer avec le monde ? Comment faire fi de la mélancolie au relativisme nihiliste entaché de médiocrite dans laquelle nous serions soit disant plongés ? Comment, en un mot, réintroduire de la valeur dans et pa...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Livre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Rennes :
Presses universitaires de Rennes
2016.
Marseille : OpenEdition |
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Ressource accessible en libre accès Accès Université d'Orléans et IFPM ; Accès complet au document dans sa version HTML. Pas d'accès aux autres formats (PDF, Epub). |
| Nota: |
Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de 139 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Edition sous un autre format: | • Martin Amis, Texte imprimé, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2003 |
| Riassunto: | Comment écrire à l'ère du doute généralisé quant à la possibilité pour le signe de commercer avec le monde ? Comment faire fi de la mélancolie au relativisme nihiliste entaché de médiocrite dans laquelle nous serions soit disant plongés ? Comment, en un mot, réintroduire de la valeur dans et par le littéraire, à l heure post-humaniste des vérités incertaines et de l'ébranlement des fondements de nos certitudes ? Les romans de Martin Amis fournissent quelques éléments de réponse à ces questions, par la virulence de leur critique de l affect mélancolique d'un certain discours ambiant dit postmoderne. Loin d être victimes du pessimisme fin de siècle ( fin de XXe siècle, bien sûr ), ils forment une œuvre à part entière car l énergie provocatrice de leur verbe est la marque d une foi dans le pouvoir qu ont les mots dans leur violence même à prendre langue avec le monde, à investir les sphères éthiques et politiques pour faire du roman un lieu de débat concernant la modernité. London Fields (1989) porte ce débat sur le devant de la scène : l ironie qui y préside n épargne aucune des complaisances affectant le versant mélancolique du postmodernisme, qu elle mime pour mieux les dénoncer. Les maux de notre société y sont hyperbolisés, l apocalyptisme ambiant radicalisé, l excès de nos peurs hypertrophié jusqu à ce que cet excès même, victime de sa propre violence, implose, laissant la place aux valeurs programmées par le joyeux carnaval de la langue qui préside à l écriture du roman et bouleverse les catégories établies pour instaurer celles de la liberté d'un langage inventeur de ses propres lois |
|---|---|
| Descrizione del documento: | Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de 139 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Natura: | Navigateur Web |
| ISBN: | 9782753546479 |
| Accesso: | L'accès complet au document est ouvert à tous dans sa version HTML. L'accès aux autres formats (PDF, Epub) est réservé aux usagers des établissements qui en ont fait l'acquisition. |

