Histoire de la France contemporaine : Leçon inaugurale prononcée le vendredi 11 avril 1986
La Révolution française n a pas créé la nationalité française, mais elle ne l a pas non plus démolie. La volonté d ouvrir une ère nouvelle l An I de la Liberté n était pas une volonté de faire table rase. La majorité éclairée de l Assemblée nationale issue des états généraux de 1789 a d abord accept...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Livre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Paris :
Collège de France
2014.
Marseille : OpenEdition |
| Col·lecció: | Leçons inaugurales
98 |
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Ressource accessible en libre accès Accès Université d'Orléans et IFPM ; Accès complet au document dans sa version HTML. Pas d'accès aux autres formats (PDF, Epub). |
| Nota: |
Description d'après la consultation, 2016-01-15 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 35 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Edition sous un autre format: | • Leçon inaugurale faite le vendredi 11 avril 1986, Collège de France, Chaire d'histoire de la France contemporaine, par M. Maurice Agulhon,..., 1986, Paris, Collège de France, 1 vol. (35 p.), Leçon inaugurale / Collège de France |
| Sumari: | La Révolution française n a pas créé la nationalité française, mais elle ne l a pas non plus démolie. La volonté d ouvrir une ère nouvelle l An I de la Liberté n était pas une volonté de faire table rase. La majorité éclairée de l Assemblée nationale issue des états généraux de 1789 a d abord accepté d enthousiasme de garder Louis XVI à la tête de l État et le catholicisme comme religion officielle. Il ne tenait qu au roi d accepter des innovations qui n avaient rien encore des caractères qu elles devaient prendre en l An II. Le fait qu il n ait pas accepté est un aspect décisif, bien que trop peu analysé, des choses. Car si l on n ignore plus rien des idéologies radicales, et peut-être potentiellement tyranniques, de Rousseau et de ses émules, on omet trop de considérer que la tête de Louis XVI, après tout, n était pas vide d idéologie. 1789 n est donc pas le point d origine de notre schisme idéologique. C est le point d origine des formes politiques violentes que ce schisme a revêtues ou suscitées. Or là encore, dans la quête de responsabilité qui fonde les jugements de valeur, le choix du roi me paraît décisif : le combat engagé contre une Révolution encore toute pacifique est aux origines de l enchaînement des violences. La guerre et la Terreur me paraissent moins programmées dans un hyperrationalisme qui serait inhérent à l idéologie jacobine que résultant du grand refus que les dominants d alors opposèrent à l Avenir et à la Liberté |
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| Descripció de l’ítem: | Description d'après la consultation, 2016-01-15 Titre provenant de la page de titre du document électronique La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 35 p. OpenEdition Books (freemium) |
| Format: | Navigateur Web |
| ISBN: | 9782722602458 |
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