Chevalerie et christianisme aux XIIe et XIIIe siècles

La chevalerie présente deux acceptions, l'une sociale et l'autre idéologique. D'une part, le groupe aristocratique des combattants à cheval, et d'autre part les valeurs qui lui imposent des comportements spécifiques. Devons-nous la mêler inextricablement au christianisme ? Les pe...

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Autori principali: Aurell, Martin, 1958-2025, Barthélemy, Dominique, 1953-...., historien (Autore), Boutet, Dominique, 1949-2021, médiéviste (Autore), Flori, Jean, 1936-2018, historien médiéviste (Autore), Vauchez, André, 1938-...., historien (Autore), Crouch, David, 1953- (Autore), Toubert, Pierre, 1932- (Autore), Baldwin, John W., 1929-2015 (Autore), Gillingham, John, 1940- (Autore), Gouguenheim, Sylvain, 1960- (Autore), Contamine, Philippe, 1932-2022 (Autore), Kaeuper, Richard W. (Autore), Hablot, Laurent, 1972- (Autore), Voyer, Cécile, 19..- (Autore), Guerreau-Jalabert, Anita, 1950- (Autore), Gîrbea, Catalina, 1977- (Direttore editoriale), Storelli, Xavier, 1976- (Autore), Agrigoroaei, Vladimir, 1979- (Autore)
Natura: Livre numérique
Lingua:Français
Anglais
Pubblicazione: Rennes : Presses universitaires de Rennes 2019.
Paris : Cyberlibris
Soggetti:
Accesso online:Accès Université Orléans et IFPM
Nota: Couverture. https://static2.cyberlibris.com/books_upload/136pix/9782753568426.png
Textes en français, deux contributions en anglais
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Edition sous un autre format:• Chevalerie et christianisme aux XIIe et XIIIe siècles, sous la direction de Martin Aurell et Catalina Girbea, 2011, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1 vol. (324 p.), Histoire, 978-2-7535-1726-4
Descrizione
Riassunto:La chevalerie présente deux acceptions, l'une sociale et l'autre idéologique. D'une part, le groupe aristocratique des combattants à cheval, et d'autre part les valeurs qui lui imposent des comportements spécifiques. Devons-nous la mêler inextricablement au christianisme ? Les penseurs des XIIe et XIIIe siècles justifient la prépondérance sociale des chevaliers par le péché d'Adam et la rupture de l'harmonie originelle qu'il entraîne. Ils considèrent que les miles - élu parmi mille , selon l'étymologie d'Isidore de Séville - ont pour vocation divine de défendre le faible et de faire régner la justice, instaurant par les armes la paix. Cette théologie politique marque l'évolution de l'adoubement, qui emprunte alors à l'onction royale et aux sacrements chrétiens bien des éléments de son rituel. En recevant l'épée, dûment bénie, et la colée, le nouveau chevalier intègre un ordre, tout comme le clerc est ordonné. La prédication lui rappelle les devoirs spécifiques de l'état qu'il vient d'adopter, en particulier de mitiger sa violence et d'exercer sa puissance avec droiture et modération. Elle l'encourage à partir en croisade pour défendre la Chrétienté. Jusqu'aux années 1990, dans leurs analyses sur la chevalerie, les historiens ont repris la trame du discours normatif des clercs, que nous venons brièvement de présenter. Ils ont tenu pour vraisemblable l'influence extérieure de l'Église dans la mitigation de la violence nobiliaire, grâce à l'influence sur le code chevaleresque de la Paix de Dieu et plus largement du message évangélique. Depuis les vingt dernières années, d'autres spécialistes remettent en cause ce modèle, remarquant la nature idéale des discours des clercs médiévaux sur la chevalerie, qu'il conviendrait de déconstruire. Ils adoptent l'anthropologie culturelle pour méthode afin de conclure que, tout au long du Moyen Âge et de façon endogène, la société guerrière produit ses propres codes de conduite pour épargner les vies de ses membres dans les combats, pour augmenter son honneur et pour affirmer sa domination sur la paysannerie. Toute superficielle, la religiosité des chevaliers ne serait donc pour rien dans l'autocontrôle de leur violence. Le débat apparaît en toile de fond du présent ouvrage, où les meilleurs spécialistes de la question se penchent sur les rapports complexes et paradoxaux entre le christianisme et les guerriers nobiliaires. Ils analysent ainsi autant la piété chevaleresque que la part de l'Église dans la guerre menée par l'aristocratie au cours d'une période charnière, où les normes, mentalités et conduites connaissent de profonds bouleversements
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Textes en français, deux contributions en anglais
Cyberlibris (ScholarVox) Corpus Histoire
ISBN:9782753568426
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