L’hyperféminisation des chanteuses japonaises : shôjo kashu et aidoru

Le phénomène des aidoru, ces jeunes vedettes féminines à la fois chanteuses, danseuses et actrices, souvent issues de groupes de pop japonaise fabriqués de toutes pièces par une puissante industrie musicale, s’est grandement développé à la fin des années 1960. La forte médiatisation de ces jeunes ar...

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Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/transposition,
Päätekijät: Chûjô, Chiharu, Wartelle-Sakamoto, Clara
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Transposition 2021
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic genre
Aidoru
idole
musique populaire japonaise
Misora Hibari
vedette
enfant star
industrie musicale japonaise
shôjo kashu (« fillette chanteuse »)
dôyô (« chant pour enfants »)
gender
Aidoru
idol
Japanese popular music
Misora Hibari
shojo kashu (girl singers)
doyo (children songs)
vedette
child star
japanese musical industry
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Aidoru
idole
musique populaire japonaise
Misora Hibari
vedette
enfant star
industrie musicale japonaise
shôjo kashu (« fillette chanteuse »)
dôyô (« chant pour enfants »)
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Aidoru
idol
Japanese popular music
Misora Hibari
shojo kashu (girl singers)
doyo (children songs)
vedette
child star
japanese musical industry
Chûjô, Chiharu
Wartelle-Sakamoto, Clara
L’hyperféminisation des chanteuses japonaises : shôjo kashu et aidoru
description Le phénomène des aidoru, ces jeunes vedettes féminines à la fois chanteuses, danseuses et actrices, souvent issues de groupes de pop japonaise fabriqués de toutes pièces par une puissante industrie musicale, s’est grandement développé à la fin des années 1960. La forte médiatisation de ces jeunes artistes les soumet à des exigences importantes, en particulier physiques et morales : elles doivent adopter des tenues et des comportements pour satisfaire et fidéliser leurs fans. Mais leur représentation d’adolescentes modèles aux caractéristiques physiques et aux attitudes hyperféminisées peut troubler, tant elle joue à la fois sur un mode de séduction et d’allusions sexuelles, et sur une apparence volontairement enfantine et immature. Leur carrière et leurs salaires étant déterminés par leur notoriété, cette dernière pouvant rapidement être mise à mal par un scandale touchant à leur vie privée, les aidoru évoluent dans une relation avec leur public qui s’apparente à un dispositif de voyeurisme et de fan service.Cette figure de la chanteuse ou actrice adolescente à succès s’observe déjà avant-guerre, avec le phénomène des shôjo kashu (« fillettes chanteuses »). Elles incarnent alors la pureté et l’innocence de l’enfance et sont bien souvent cantonnées à des répertoires et des rôles qui valorisent ces qualités. Or, dans les années 1950, des artistes comme Misora Hibari semblent s’éloigner peu à peu de cette vision et offrir une image jouant sur une ambiguïté séductrice s’incarnant dans un corps d’enfant. Dans cet article, nous reviendrons sur les contextes historiques et culturels dans lesquels ont évolué shôjo kashu et aidoru, afin de mieux comprendre ce qui constitue un phénomène majeur dans l’industrie musicale japonaise.
author Chûjô, Chiharu
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publisher Transposition
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