Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities
Cet article examine les potentialités queer de la culture des boy bands. Celle-ci a connu son apogée du milieu à la fin des années 1990, moment où un grand nombre de boy bands furent créés lors de castings afin de conquérir le marché de la musique. De prime abord, on pourrait penser que le phénomène...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/transposition, |
|---|---|
| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Anglais |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Transposition
2013
|
| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:transposition_325 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Anglais |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
authenticité parodie masculinité Backstreet Boys drag king performance queer Take That boys band hétéronormativité authenticity heteronormativism parody masculinity Backstreet Boys boy bands drag king performance queer Take That |
| spellingShingle |
authenticité parodie masculinité Backstreet Boys drag king performance queer Take That boys band hétéronormativité authenticity heteronormativism parody masculinity Backstreet Boys boy bands drag king performance queer Take That Moos, Jennifer J* Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| description |
Cet article examine les potentialités queer de la culture des boy bands. Celle-ci a connu son apogée du milieu à la fin des années 1990, moment où un grand nombre de boy bands furent créés lors de castings afin de conquérir le marché de la musique. De prime abord, on pourrait penser que le phénomène des boy bands a évolué autour d’un modèle structuré de façon très hétéronormative : des artistes masculins sur scène et des fans féminins hurlant devant la scène. À partir des travaux de Judith Butler, Judith "Jack" Halberstam, et Gayle Wald, cet article conteste cette idée et affirme que la culture des boy bands offre un espace pour le déploiement de masculinités (queer) alternatives. Prenant les Backstreet Boys et les Take That comme exemples de boy bands des années 1990, je propose de distinguer, dans un premier temps, quelques caractéristiques communes à (presque) tous les boy bands, pour ensuite montrer, en m’appuyant sur mon interprétation du vidéo-clip « Quit Playing Games (With My Heart) » des Backstreet Boys, comment ces groupes incarnent une « masculinité boy bands » spécifique et fortement liée aux repères de la culture gay et de l’homoérotisme. La troisième partie de cet article traite de la réception de la culture boy band et des réponses qu’elle a suscitées. Cette partie se concentre sur les réinterprétations subculturelles de la masculinité des boy bands pratiquées par les troupes de drag kings. Les drag kings, en tant qu’interprètes de la « masculinité féminine » (cf. Halberstam), déploient des stratégies d’exagération et de parodie pour déconstruire de façon ludique les notions d’identité de genre binaire. Dans un dernier temps, j’aimerais attirer l’attention sur les performances de masculinité pratiquées par ces groupes depuis le début du nouveau millénaire : le vidéo-clip « Happy Now » (2011) de Take That invite à se demander si, entre-temps, les boy bands n’ont pas commencé à pratiquer l’auto-parodie, afin de se démarquer consciemment d’un côté des masculinités « traditionnelles » et hétéronormatives et de l’autre, peut-être de façon encore plus importante, de l’image même des boy bands. |
| author |
Moos, Jennifer J* |
| author_facet |
Moos, Jennifer J* |
| author_sort |
Moos, Jennifer J* |
| title |
Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| title_short |
Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| title_full |
Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| title_fullStr |
Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| title_full_unstemmed |
Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities |
| title_sort |
boy bands, drag kings, and the performance of (queer) masculinities |
| publisher |
Transposition |
| publishDate |
2013 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/transposition |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/transposition.325 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/transposition/325 |
| _version_ |
1877243493413289984 |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:transposition_325 https://doi.org/10.4000/transposition.325 urn:doi:10.4000/transposition.325 en https://journals.openedition.org/transposition/325 2013-08-12T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/lm9z https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Boy Bands, Drag Kings, and the Performance of (Queer) Masculinities Transposition Éditions de l’EHESS info:eu-repo/semantics/reference/issn/2110-6134 URI:https://journals.openedition.org/transposition Moos, Jennifer J* authenticité parodie masculinité Backstreet Boys drag king performance queer Take That boys band hétéronormativité authenticity heteronormativism parody masculinity Backstreet Boys boy bands drag king performance queer Take That Cet article examine les potentialités queer de la culture des boy bands. Celle-ci a connu son apogée du milieu à la fin des années 1990, moment où un grand nombre de boy bands furent créés lors de castings afin de conquérir le marché de la musique. De prime abord, on pourrait penser que le phénomène des boy bands a évolué autour d’un modèle structuré de façon très hétéronormative : des artistes masculins sur scène et des fans féminins hurlant devant la scène. À partir des travaux de Judith Butler, Judith "Jack" Halberstam, et Gayle Wald, cet article conteste cette idée et affirme que la culture des boy bands offre un espace pour le déploiement de masculinités (queer) alternatives. Prenant les Backstreet Boys et les Take That comme exemples de boy bands des années 1990, je propose de distinguer, dans un premier temps, quelques caractéristiques communes à (presque) tous les boy bands, pour ensuite montrer, en m’appuyant sur mon interprétation du vidéo-clip « Quit Playing Games (With My Heart) » des Backstreet Boys, comment ces groupes incarnent une « masculinité boy bands » spécifique et fortement liée aux repères de la culture gay et de l’homoérotisme. La troisième partie de cet article traite de la réception de la culture boy band et des réponses qu’elle a suscitées. Cette partie se concentre sur les réinterprétations subculturelles de la masculinité des boy bands pratiquées par les troupes de drag kings. Les drag kings, en tant qu’interprètes de la « masculinité féminine » (cf. Halberstam), déploient des stratégies d’exagération et de parodie pour déconstruire de façon ludique les notions d’identité de genre binaire. Dans un dernier temps, j’aimerais attirer l’attention sur les performances de masculinité pratiquées par ces groupes depuis le début du nouveau millénaire : le vidéo-clip « Happy Now » (2011) de Take That invite à se demander si, entre-temps, les boy bands n’ont pas commencé à pratiquer l’auto-parodie, afin de se démarquer consciemment d’un côté des masculinités « traditionnelles » et hétéronormatives et de l’autre, peut-être de façon encore plus importante, de l’image même des boy bands. This article explores the queer potentialities inherent in boy band culture. Boy band culture had its heyday during the mid- and late 1990s when innumerable boy bands were casted in order to successfully conquer the music market. The boy band phenomenon might at first sight seem to have evolved around a very heteronormatively structured pattern of male performers on stage and screaming female fans in front of the stage. Drawing on the work of Judith Butler, Judith "Jack" Halberstam, and Gayle Wald, this article challenges this notion and argues that boy band culture offers a space for alternative (queer) masculinities. In reference to the Backstreet Boys and Take That as my primary examples of boy bands from the 1990s, I will first identify some characteristic features shared by (almost) all boy bands. Afterwards, my reading of the Backstreet Boys’ music video "Quit Playing Games (With My Heart)" (1996) will show how these bands perform a specific "boy band masculinity" which heavily relies on markers of gay culture and homoeroticism. The third part of this article deals with affective responses to boy band culture. This part primarily focuses on subcultural re-interpretations and re-significations of boy band masculinity by drag king troupes. Drag kings as performers of "female masculinity" (cf. Halberstam) use strategies of exaggeration and parody to playfully deconstruct notions of binarily gendered identity. In a final step, I will draw attention to the bands’ performance of masculinity in the new millennium: Take That’s music video "Happy Now" (2011) makes us ask whether, meanwhile, boy bands have started to adopt parodic performance styles themselves in order to self-consciously distance themselves from "traditional", heteronormative masculinities on the one hand side, and, maybe even more importantly, from the boy band image itself. |