Du management de soi à l'investissement sur soi.
Dans cet article nous reprenons l’idée que la notion de « néolibéralisme » n’est pas uniquement le produit de transformations dans les sphères économiques et du travail, mais aussi le symptôme d’un tournant anthropologique où se pose à nouveaux frais la question de la « subjectivation », par laquell...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/teth, |
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| Κύριοι συγγραφείς: | , |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Terrains/Théories
2017
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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openedition-oai:revues.org:teth_929 |
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Français |
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néolibéralisme libéralisme subjectivation capital humain entreprise de soi start-up liberalism neo-liberalism subjectivation enterprise start-up Paltrinieri, Luca Nicoli, Massimiliano Du management de soi à l'investissement sur soi. |
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Dans cet article nous reprenons l’idée que la notion de « néolibéralisme » n’est pas uniquement le produit de transformations dans les sphères économiques et du travail, mais aussi le symptôme d’un tournant anthropologique où se pose à nouveaux frais la question de la « subjectivation », par laquelle le soi se constitue soi-même en sujet de son action. À cette fin, nous analysons les similitudes et les différences entre la subjectivation libérale et néolibérale à partir des rationalités de gouvernement respectives. L’expérience du sujet libéral est constitutivement clivée entre l’intérieur/extérieur de la maison, le marché et le travail, la consommation et la production, etc. : la rationalité libérale est ainsi une rationalité de la séparation, du partage entre des espaces distincts. En revanche, la rationalité néolibérale, construite autour des notions de capital humain et de ressources humaines, dépasse cette série de séparations par la prescription d’un infini travail de valorisation de soi. Tout ce qui entre dans le périmètre du « soi » est susceptible de devenir capital d’investissement, le « soi » lui-même étant désormais devenu un portefeuille de compétences et des biens à valoriser sur un marché. En conclusion, nous envisageons les transformations de cette forme de subjectivation dans une époque où l’imaginaire héroïque des start-ups et de l’innovation disruptive pénètre dans le discours politique et se généralise dans la société : « l’entreprise de soi » néolibérale tend à se caractériser moins par la gestion de la vie selon un calcul coûts-bénéfices, que par l’expérimentation et l’exposition au risque. À côté de la « subjectivité verticale », qui essaye d’atteindre par l’enquête psychologique la vérité de sa propre existence, semble émerger une « subjectivité horizontale » qui s’authentifie par l’unification et la mise en cohérence de plusieurs expériences d’investissement et d’endettement. |
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Paltrinieri, Luca Nicoli, Massimiliano |
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