De la survisibilité/invisibilité sociale à la colère politique

En partant des formes d’invisibilisation des personnes perçues comme noires dans les récits de Ralph Ellison et Richard Wright, cet article propose de réfléchir au lien entre invisibilité, survisibilité et reconnaissance sociale. Cela permet d’introduire le lien entre invisibilité sociale et invisib...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/teth,
מחבר ראשי: Vermeren, Pauline
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Terrains/Théories 2025
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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social invisibility; epistemic invisibility; overvisibility; racism; black question; political anger
Vermeren, Pauline
De la survisibilité/invisibilité sociale à la colère politique
description En partant des formes d’invisibilisation des personnes perçues comme noires dans les récits de Ralph Ellison et Richard Wright, cet article propose de réfléchir au lien entre invisibilité, survisibilité et reconnaissance sociale. Cela permet d’introduire le lien entre invisibilité sociale et invisibilisation épistémique face à la proposition d’une phénoménologie critique et décoloniale reconfigurant le champ politique du sensible traversé par l’affect de la colère. Ce « jeu » tragique entre survisibilité ontologique et invisibilité sociale contient un partage du sensible caractérisant une histoire politique globale de la race et du racisme. Il implique des processus d’invisibilisation épistémique, à savoir l’effacement d’existences, par leurs productions, leurs traces et leurs mémoires, ou encore leur occultation comme acteurs dans des contextes où leurs rôles ont été socialement, politiquement et historiquement déterminants – résistance, indépendance, émancipation. Ce travail contribue à interroger la production d’un savoir philosophique et sa responsabilité quant au lien entre invisibilité épistémique et invisibilité sociale, au regard de la disparition des corps noirs des espaces de pouvoir et de savoir en les reléguant à ses marges dans une « zone de non-être », selon l’expression de Fanon, et sans histoire propre. Cet article défend l’idée qu’il ne peut y avoir d’analyses d’une condition d’existence sans faire de lien avec les conditions politiques de production de ces connaissances.
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