Une antinomie durkheimienne… et au-delà

Le temps demeure une énigme irrésolue pour les sociologues, qui préfèrent désormais mobiliser la catégorie de temporalité. Pour comprendre une telle option, l’article propose de brosser un tableau des grandes options intellectuelles retenues depuis la fin du XIXe siècle par les sociologues qui ont t...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/temporalites,
Autor principal: Lallement, Michel
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Temporalités 2009
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Lallement, Michel
Une antinomie durkheimienne… et au-delà
description Le temps demeure une énigme irrésolue pour les sociologues, qui préfèrent désormais mobiliser la catégorie de temporalité. Pour comprendre une telle option, l’article propose de brosser un tableau des grandes options intellectuelles retenues depuis la fin du XIXe siècle par les sociologues qui ont travaillé sur le sujet. Ce faisant, la thèse défendue dans l’article est la suivante. Suite à la tentative pour partie avortée de l’école durkheimienne de regarder le temps comme un fait social à part entière, deux directions différentes ont été empruntées : d’un côté des sociologies qui mettent avant tout l’accent sur la dimension collective des cadres temporels au risque d’en exagérer l’homogénéité, de l’autre des travaux qui insistent sur la pluralité et la fragmentation des temps sociaux. Afin de résoudre l’antinomie, il convient – ce que peu de sociologues se sont efforcés de réaliser – de construire une théorie sociologique à part entière du temps, ou plutôt des temporalités. Ce n’est pas le moindre des mérites de W. Grossin que d’avoir travaillé à la construction d’un langage formel qui aide à œuvrer en ce sens.
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