Dire le temps, dire le changement

Comment parle-t-on aujourd’hui de son temps de travail dans les organisations en mouvement ? La mise en mots de ce temps permet-elle de donner du sens à son activité, comme l’entend Schütz, en envisageant la rétrospection et la prospection du point de vue d’une temporalité chronologique ? À la lumiè...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/temporalites,
Κύριοι συγγραφείς: Carcassonne, Marie, Servel, Laurence
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Temporalités 2009
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:temporalites_1122
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:temporalites_1122 https://doi.org/10.4000/temporalites.1122 urn:doi:10.4000/temporalites.1122 fr https://journals.openedition.org/temporalites/1122 2009-11-30T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/larx https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Dire le temps, dire le changement Temporalités ADR Temporalités info:eu-repo/semantics/reference/issn/2102-5878 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1777-9006 URI:https://journals.openedition.org/temporalites Carcassonne, Marie Servel, Laurence analyse de discours changement organisationnel entreprise contemporaine temporalité narrative temporalité affective entretiens de recherche sociologie des organisations discourse analysis organizational behavior organizational change contemporary company narrative temporality affective temporality research interview Comment parle-t-on aujourd’hui de son temps de travail dans les organisations en mouvement ? La mise en mots de ce temps permet-elle de donner du sens à son activité, comme l’entend Schütz, en envisageant la rétrospection et la prospection du point de vue d’une temporalité chronologique ? À la lumière des apports des théories narratives ayant insisté sur cette temporalité chronologique, mais aussi des apports des théories phénoménologiques ayant insisté sur la temporalité affective, nous analysons des extraits d’entretiens où des acteurs de l’entreprise contemporaine évoquent leur temps de travail sur un mode très affectif, avec une difficulté à se projeter dans l’avenir ou à relire le passé. Si les unités discursives renvoyant à une temporalité narrative affective ne sont pas répertoriables a priori, nous proposons cependant en conclusion une synthèse des différents aspects repérés dans les extraits. La façon de dire le thème des changements permanents qui touchent aujourd’hui l’entreprise nous interpelle finalement en ce qu’elle n’apparaît pas propre à une catégorie spécifique de personnel mais se repère à de multiples niveaux de responsabilités dans l’organisation. Le contexte de changement permanent de l’univers productif français influencerait ainsi les mises en récit, lesquelles sont de moins en moins marquées par des scansions clairement repérables mais soumises à une temporalité plus cyclique, vécue et dite sur un mode affectif, au sens phénoménologique du terme. How does one speak today about one’s time of/at work in organizations on the move? Following Schütz, who considers retrospection and projection from the point of view of a chronological temporality, does putting this time into words make it easier to give one’s activity meaning? We will take into account the contributions of narrative theories that emphasize this “chronological temporality” but also those of phenomenological theories that emphasize “affective temporality”. We will analyze some extracts from interviews in which participants in the workplace speak about their time of/at work in a very emotional way with difficulties to project themselves into the future or read their past. Though it is not possible to make a list of the discursive units that refer to an “affective” narrative temporality, we can propose in conclusion a summary of the different aspects found in the extracts. The way of expressing the theme of permanent change that affects the workplace today finally challenges us because it does not appear linked to a specific category of staff but may be seen at numerous levels of responsibility in the organization. In the suspended moment of the research interview, the main theme that emerges is the fact that one feels dominated by a temporality impossible to organize or to control. This theme has very affective overtones. In other words, participants speak about a time which “affects” them phenomenologically, with resignation, anxiety, even suffering.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic analyse de discours
changement organisationnel
entreprise contemporaine
temporalité narrative
temporalité affective
entretiens de recherche
sociologie des organisations
discourse analysis
organizational behavior
organizational change
contemporary company
narrative temporality
affective temporality
research interview
spellingShingle analyse de discours
changement organisationnel
entreprise contemporaine
temporalité narrative
temporalité affective
entretiens de recherche
sociologie des organisations
discourse analysis
organizational behavior
organizational change
contemporary company
narrative temporality
affective temporality
research interview
Carcassonne, Marie
Servel, Laurence
Dire le temps, dire le changement
description Comment parle-t-on aujourd’hui de son temps de travail dans les organisations en mouvement ? La mise en mots de ce temps permet-elle de donner du sens à son activité, comme l’entend Schütz, en envisageant la rétrospection et la prospection du point de vue d’une temporalité chronologique ? À la lumière des apports des théories narratives ayant insisté sur cette temporalité chronologique, mais aussi des apports des théories phénoménologiques ayant insisté sur la temporalité affective, nous analysons des extraits d’entretiens où des acteurs de l’entreprise contemporaine évoquent leur temps de travail sur un mode très affectif, avec une difficulté à se projeter dans l’avenir ou à relire le passé. Si les unités discursives renvoyant à une temporalité narrative affective ne sont pas répertoriables a priori, nous proposons cependant en conclusion une synthèse des différents aspects repérés dans les extraits. La façon de dire le thème des changements permanents qui touchent aujourd’hui l’entreprise nous interpelle finalement en ce qu’elle n’apparaît pas propre à une catégorie spécifique de personnel mais se repère à de multiples niveaux de responsabilités dans l’organisation. Le contexte de changement permanent de l’univers productif français influencerait ainsi les mises en récit, lesquelles sont de moins en moins marquées par des scansions clairement repérables mais soumises à une temporalité plus cyclique, vécue et dite sur un mode affectif, au sens phénoménologique du terme.
author Carcassonne, Marie
Servel, Laurence
author_facet Carcassonne, Marie
Servel, Laurence
author_sort Carcassonne, Marie
title Dire le temps, dire le changement
title_short Dire le temps, dire le changement
title_full Dire le temps, dire le changement
title_fullStr Dire le temps, dire le changement
title_full_unstemmed Dire le temps, dire le changement
title_sort dire le temps, dire le changement
publisher Temporalités
publishDate 2009
container_title URI:https://journals.openedition.org/temporalites
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/temporalites.1122
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/temporalites/1122
_version_ 1877244325107073024