De quelle nature parle-t-on ?
L’attention à la nature est, dans nos sociétés occidentales, un principe acquis. La nature est valorisée : elle incarne un ensemble de valeurs positives. Ainsi, de nombreux acteurs argumentent leurs actions ou leurs revendications en référence à cette nature. Chacun affirme son intention de la prése...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/strates, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Strates
2005
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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L’attention à la nature est, dans nos sociétés occidentales, un principe acquis. La nature est valorisée : elle incarne un ensemble de valeurs positives. Ainsi, de nombreux acteurs argumentent leurs actions ou leurs revendications en référence à cette nature. Chacun affirme son intention de la préserver, de l’aménager au mieux des intérêts de tous, y compris de la nature elle-même. Pourtant, comme l’écrit Clément Rosset, ces discours laissent une impression confuse dans laquelle se mêlent conviction et perplexité. Le retour sur cette impression invite à reposer la question de ce qu’est la nature que l’on souhaite ou que l’on affirme vouloir préserver. Cependant, analyser la pensée de la nature et ses conditions de déploiement et d’imposition comme vérité ne doit pas conduire à nier les choses. L’identification de ce à quoi chacun fait référence en évoquant la nature doit rester au cœur de l’interrogation afin de dénoncer les mystifications dont sont porteurs tant de discours. |
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