How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone)
The 2013–6 Ebola disease epidemic in West Africa drove a surge of environmental communication campaigns in regions considered at-risk for Ebola, despite uncertainty about the disease’s transmission pathways from animals to humans. This article examines fractures in knowledge produced through the com...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/sources, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Anglais |
| Publicado: |
Sources
2024
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:sources_734 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Anglais |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
maladie zoonotique risque Ebola savoir environnemental ignorance Guinée Sierra Leone zoonotic disease risk Ebola environmental knowledge ignorance Guinea Sierra Leone doença zoonótica risco Ébola saber ambiental ignorância Guiné Sierra Leoa |
| spellingShingle |
maladie zoonotique risque Ebola savoir environnemental ignorance Guinée Sierra Leone zoonotic disease risk Ebola environmental knowledge ignorance Guinea Sierra Leone doença zoonótica risco Ébola saber ambiental ignorância Guiné Sierra Leoa Roth, Emmanuelle How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| description |
The 2013–6 Ebola disease epidemic in West Africa drove a surge of environmental communication campaigns in regions considered at-risk for Ebola, despite uncertainty about the disease’s transmission pathways from animals to humans. This article examines fractures in knowledge produced through the communication of an unstable truth about the risk of contracting Ebola from an animal source. It presents sources arising from efforts of risk communication in Guinea: excerpts from community outreach materials and documented scenes of verbal jousting between communication agents and their audience, in which the status of animals, and in particular bats, as the reservoir of the Ebola virus is an object of controversies between US infectious disease experts, Sierra Leonean and Guinean project employees and residents of Forest Guinea. Several types of ignorance structure community outreach activities: reductionism inherent to “risk behaviour” research, strategic ignorance in risk communication, ignorance as an epistemic marker of social status, and the socio-political uncertainty in which post-Ebola interventions take place. Using insights from the anthropology of ignorance and development studies, I argue that asymmetries in ignorances, plural and contingent, structure risk communication and its impotence in reforming local lifeways defined as “risk behaviours.” |
| author |
Roth, Emmanuelle |
| author_facet |
Roth, Emmanuelle |
| author_sort |
Roth, Emmanuelle |
| title |
How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| title_short |
How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| title_full |
How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| title_fullStr |
How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| title_full_unstemmed |
How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) |
| title_sort |
how to live safely with bats? ignorance(s) in post-ebola risk communication (guinea, sierra leone) |
| publisher |
Sources |
| publishDate |
2024 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/sources |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/11tar https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/sources/734 |
| _version_ |
1877292405978300416 |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:sources_734 https://doi.org/10.4000/11tar urn:doi:10.4000/11tar en https://journals.openedition.org/sources/734 2024-06-13T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/11tar https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ How to Live Safely with Bats? Ignorance(s) in post-Ebola Risk Communication (Guinea, Sierra Leone) Sources IFRA-Nairobi info:eu-repo/semantics/reference/issn/2708-7034 URI:https://journals.openedition.org/sources Roth, Emmanuelle maladie zoonotique risque Ebola savoir environnemental ignorance Guinée Sierra Leone zoonotic disease risk Ebola environmental knowledge ignorance Guinea Sierra Leone doença zoonótica risco Ébola saber ambiental ignorância Guiné Sierra Leoa Guinea Sierra Leone The 2013–6 Ebola disease epidemic in West Africa drove a surge of environmental communication campaigns in regions considered at-risk for Ebola, despite uncertainty about the disease’s transmission pathways from animals to humans. This article examines fractures in knowledge produced through the communication of an unstable truth about the risk of contracting Ebola from an animal source. It presents sources arising from efforts of risk communication in Guinea: excerpts from community outreach materials and documented scenes of verbal jousting between communication agents and their audience, in which the status of animals, and in particular bats, as the reservoir of the Ebola virus is an object of controversies between US infectious disease experts, Sierra Leonean and Guinean project employees and residents of Forest Guinea. Several types of ignorance structure community outreach activities: reductionism inherent to “risk behaviour” research, strategic ignorance in risk communication, ignorance as an epistemic marker of social status, and the socio-political uncertainty in which post-Ebola interventions take place. Using insights from the anthropology of ignorance and development studies, I argue that asymmetries in ignorances, plural and contingent, structure risk communication and its impotence in reforming local lifeways defined as “risk behaviours.” En décembre 2013, l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière à ce jour démarrait dans une région du sud-est de la Guinée, nommée Guinée forestière. Cette épidémie a depuis donné lieu à une vague de campagnes de communication environnementale dans les régions considérées à risque d’Ebola, et en particulier en Afrique de l’Ouest, en dépit d’incertitudes sur les voies de transmission de la maladie des animaux aux humains. Cet article examine les fractures générées par la communication d’une vérité instable sur le risque de contracter Ebola d’une source animale. Il est fondé sur seize mois d’observation participante, d’entretiens et d’interactions informelles avec les agents d’échantillonnage et sensibilisateurs du projet PREDICT, un consortium créé en 2009 et financé par l’agence américaine USAID pour la détection de pathogènes émergents – une constellation d’intérêts et de technologies en faveur d’« Une seule santé », le paradigme institutionnel aujourd’hui dominant qui promeut une approche holistique de la santé humaine, animale et environnementale. PREDICT a employé dans ce cadre, durant plus de deux années, des professionnels guinéens – essentiellement vétérinaires, beaucoup d’entre eux originaires de Guinée forestière. Ils ont échantillonné des milliers de chauves-souris et de rongeurs, conduit une enquête qualitative, et enfin, mené une campagne de communication sur les risques de maladie zoonotique. L’article présente des sources mises en jeu par cette dernière phase de communication sur les risques en Guinée : extraits de matériel de sensibilisation et scènes de joute verbale, dans lesquels le statut d’animaux comme réservoir d’Ebola, en particulier celui des chauves-souris, est l’objet de controverses entre experts états-uniens sur les maladies infectieuses, sierra-léonais et guinéens employés par PREDICT, et résidents de Guinée forestière. Au lieu de critiquer l’imposition unilatérale des savoirs et ignorances environnementaux, et leur pouvoir sur le gouvernement des conduites, l’analyse est centrée sur leur appropriation, leur performativité et leur subversion par les professionnels de PREDICT et les membres du public sensibilisé. Plusieurs types d’ignorances structurent en effet la « boîte à images » (le fascicule support de la plupart des activités de sensibilisation dans le monde du développement), ainsi que sa réalisation et son usage. Avant même que les résultats de son échantillonnage ne soient connus, le consortium PREDICT développait le livret « Comment vivre en toute sécurité avec les chauves-souris ». Une première partie de l’article décrit le livret et met en lumière les contrastes discursifs et visuels entre un diagramme d’infection axé sur la chasse aux chauves-souris, une liste hétéroclite de pratiques domestiques et d’élevage à éviter, et des explications sommaires quant à la dangerosité des chauves-souris. La notion de « contact avec les chauves-souris », centrale et pourtant vague, fait montre d’une forme d’« ignorance stratégique », par laquelle les zones de flou dans la compréhension de l’écologie des maladies zoonotiques sont activement mobilisées en vue de limiter toute interaction entre humains et chauves-souris. La deuxième partie de l’article s’intéresse à la réalisation du livret et aux processus de traduction qui l’ont sédimenté à partir d’une enquête diligentée par PREDICT sur les « comportements à risque », dont les données relatives à la Sierra Leone ont été publiées du fait de la détection d’une nouvelle espèce de virus Ebola dans le pays. Les discussions lors de l’atelier de travail sur le livret, en Sierra Leone, révèlent la part prise par la production de données sur les « comportements » dans la fabrique de normes, et la manière dont elles omettent les processus spatio-temporels et les rencontres quotidiennes inter-espèces qui rendent possible l’émergence de maladies – une traduction sélective activement influencée par les enquêteurs de PREDICT, à la manière de « courtiers en développement ». Une troisième partie porte enfin sur les mécanismes qui sous-tendent la campagne de communication sur les risques menée en Guinée forestière. La discussion est fondée sur leurs interactions avec des écoliers et lors d’assemblées publiques, et leurs réflexions sur l’opportunité d’exprimer des doutes quant aux preuves scientifiques sur le réservoir et la transmission d’Ebola. Admettre son ignorance des risques et accepter de prendre des précautions sont des attitudes qu’ils encouragent en vue d’une réforme de la société guinéenne, et qui marquent une hiérarchie sociale donnant l’ascendant aux « scientifiques », c’est-à-dire à la classe moyenne éduquée dont les agents du projet sont issus. Ils se risquent donc à aménager leur discours, du moins dans des contextes où l’incertitude sociopolitique est levée et la menace de violences à l’encontre du personnel de projets médico-scientifiques faisant suite à l’épidémie d’Ebola semble écartée. Agir sur les risques environnementaux, dans une situation postcoloniale, revient à entremêler recherche et intervention plutôt qu’à suivre un script temporel où les preuves scientifiques établies nourrissent les politiques d’intervention. On soulève néanmoins ici la question de la valeur d’usage du savoir – et de l’ignorance – générées par une telle recherche-intervention. En dernière instance, les incompréhensions, l’agressivité, et les questions pleines d’humour provoquées par les réunions de sensibilisation dégagent un certain scepticisme à l’égard des appels à vivre à côté des chauves-souris, plutôt qu’« avec » elles peut-être. À la lumière de l’anthropologie de l’ignorance et des études de développement, l’article démontre que des asymétries d’ignorances, plurielles et contingentes, modèlent la communication sur les risques et expliquent en partie son impotence à réformer les modes de vie vus comme « comportements à risque ». Em Dezembro de 2013, a epidemia de Ébola mais mortífera até então tinha início numa região do sueste da Guiné, denominada Guiné florestal. Posteriormente esta epidemia deu lugar a uma vaga de campanhas de comunicação ambiental nas regiões consideradas de risco de Ébola, em particular na África ocidental, a despeito as incertezas quanto às vias de transmissão da doença dos animais aos humanos. Este artigo examina as fracturas geradas pela comunicação de uma verdade instável sobre os riscos de contrair o Ébola a partir de uma origem animal. Tem por base dezasseis meses de observação participante, entrevistas e interacções informais com os agentes de recolha de amostras e os sensibilizadores/activistas do projecto PREDICT, um consórcio criado em 2009 e financiado pela agência americana USAID para a detecção de patogénicos emergentes – uma constelação de interesses e de tecnologias a favor de «Uma única saúde», o paradigma institucional hoje dominante que promove uma abordagem holística da saúde humana, animal e ambiental. PREDICT empregou, neste quadro, durante mais de dois anos, profissionais guineenses – essencialmente veterinários, muitos dos quais originários da Guiné florestal. Recolheram amostras de milhares de morcegos e de roedores, conduziram uma pesquisa qualitativa e finalmente levaram a cabo uma campanha de comunicação sobre os riscos de doenças zoonóticas . O artigo apresenta as fontes utilizadas nesta última fase de comunicação sobre os riscos na Guiné. Excertos de material de sensibilização e cenas de competições verbais, em que o estatuto dos animais como reservatório do Ébola, em particular o dos morcegos, é objecto de controvérsia entre especialistas norte-americanos sobre as doenças infeciosas, funcionários do PREDICT da Serra Leoa e da Guiné, e residentes da Guiné florestal. Em vez de criticar a imposição unilateral dos saberes e das ignorâncias ambientais, e do seu poder sobre a gestão dos comportamentos? a análise centra-se na sua apropriação, perfomatividade e subversão pelos profissionais do PREDICT e pelos participantes sensibilizados do público. Vários tipos de ignorância estruturam com efeito a «caixa de imagens» (o fascículo suporte da maior parte das actividades de sensibilização no mundo do desenvolvimento), assim como a sua realização e uso. Antes mesmo de os resultados da sua recolha serem conhecidos, o consórcio PREDICT produzia o livrete «Como viver em segurança com os morcegos». Uma primeira parte do texto descreve o livrete e destaca os contrastes discursivos e visuais entre um diagrama de infecção centrado na caça aos morcegos, numa lista heteróclita de práticas domésticas e de produção animal a evitar, e explicações sumárias quanto ao caracter perigoso dos morcegos. A noção de «contacto com os morcegos», central e no entanto vaga, demonstra uma forma de «ignorância estratégica», através da qual as zonas cinzentas na compreensão da ecologia das doenças zoonóticas são activamente mobilizadas com vista a limitar qualquer interacção entre seres humanos e morcegos. A segunda parte do artigo debruça-se sobre a realização do livrete e sobre os processos de tradução que o concretizaram a partir de uma pesquisa diligenciada por PREDICT sobre os «comportamentos de risco», cujos dados relativos à Serra Leoa foram publicados devido à detecção de uma nova espécie do vírus do Ébola no país. As discussões durante a sessão de trabalho sobre o livrete, na Serra Leoa, revelam a parte ocupada pela produção de dados sobre os «comportamentos» na produção de normas, e a forma como omitem os processos espácio-temporais os contactos quotidianos inter-espécies que tornam possível a emergência de doenças – uma tradução selectiva activamente influenciada pelos pesquisadores de PREDICT, ao estilo de «corretores do desenvolvimento». Finalmente uma terceira parte foca os mecanismos subjacentes à campanha de comunicação sobre os riscos, realizada na Guiné florestal. A discussão baseia-se na sua interacção com estudantes e nas assembleias públicas, e sobre as reflexões sobre a oportunidade de exprimir dúvidas quanto às provas científicas sobre o reservatório e a transmissão do Ébola. Admitir a ignorância dos riscos e aceitar tomar precauções são atitudes encorajadas tendo em vista uma reforma da sociedade guineense, que marcam uma hierarquia social dando ascendência aos «científicos»,isto é, à classe média instruída de que provêm os agentes do projecto. Arriscam-se portanto a adaptar o seu discurso, pelo menos nos contextos em que a incerteza sócio-política está eliminada e a ameaça de violência contra o pessoal dos projectos médico-científicos, que se seguiu à epidemia de Ébola, parece afastada. Actuar obre os riscos ambientais, numa situação pós-colonial, leva a que se misturem investigação e intervenção de preferência a seguir um plano temporal em que as provas científicas estabelecidas alimentem as políticas de intervenção. Levanta-se, no entanto, aqui a questão do valor de uso do saber - e da ignorância - gerados por tal investigação -intervenção. Em última instância, as incompreensões, a agressividade e as perguntas cheias de humor provocadas pelas reuniões de sensibilização deixam talvez escapar um certo cepticismo em relação aos apelos para viver ao lado dos morcegos, em vez de «com». À luz da antropologia da ignorância e dos estudos de desenvolvimento, o artigo demonstra que assimetrias de ignorância, plurais e contingentes, modelam a comunicação sobre os riscos e explicam em parte a sua impotência em reformar os modos de vida considerados «comportamentos de risco». |