Les ouvriers en Europe centrale : la dissolution d’une catégorie sociale dans les statistiques

En Europe centrale le statut économique et symbolique des ouvriers s’est singulièrement dégradé avec la fin du communisme. Quelle est la visibilité des ouvriers dans les statistiques et les recherches sociologiques sous le communisme et après 1989 ? Les ouvriers en tant que catégorie sociale sont-il...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Autore principale: Plessz, Marie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Sociologie du travail 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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Prix du jeune auteur
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Working Class
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Plessz, Marie
Les ouvriers en Europe centrale : la dissolution d’une catégorie sociale dans les statistiques
description En Europe centrale le statut économique et symbolique des ouvriers s’est singulièrement dégradé avec la fin du communisme. Quelle est la visibilité des ouvriers dans les statistiques et les recherches sociologiques sous le communisme et après 1989 ? Les ouvriers en tant que catégorie sociale sont-ils d’autant plus visibles dans la production scientifique qu’ils ont des conditions d’existence propres et une identité collective forte ? Sous le communisme, il est difficile de parler de classe ouvrière, pour des raisons différentes en Pologne et en Tchécoslovaquie, alors même que les autorités communistes appuient leur légitimité sur ce groupe. Après 1989, on est frappé par l’invisibilité des ouvriers dans la statistique publique comme dans les publications sociologiques. L’adoption de la Classification internationale type des professions (CITP) en Europe centrale, et la façon dont les instituts nationaux de statistiques les mobilisent dans leurs publications, brouillent les limites de la catégorie d’ouvrier. Ensuite, les sociologues s’intéressent peu aux ouvriers après 1989 : nous proposons quelques explications à ces choix de recherche. Enfin, nous tirons parti des quelques travaux ethnographiques, publiés souvent par des chercheurs occidentaux, pour souligner l’ambiguïté des discours sociologiques sur les ouvriers. La comparaison entre la CITP et le code des Professions et catégories socio-professionnelles (PCS) montre l’intérêt et la difficulté pour les sociologues de construire des nomenclatures satisfaisantes pour eux et pour les instituts de statistiques.
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