« L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide

Née dans l’entre-deux-guerres, héritant de l’hostilité traditionnelle entre les forces armées et le Parti communiste français, la perception par les militaires des communistes comme des « ennemis intérieurs » ressurgit au début de la guerre froide. Les rapports entre l’armée et les communistes franç...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Auteur principal: Texier, Nicolas
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue historique des armées 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:rha_7576
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:rha_7576 fr https://journals.openedition.org/rha/7576 2012-11-20T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/k8p3 All rights reserved « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide Revue historique des armées Service historique de la Défense info:eu-repo/semantics/reference/issn/1965-0779 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0035-3299 URI:https://journals.openedition.org/rha Texier, Nicolas représentations Parti communiste politisation Née dans l’entre-deux-guerres, héritant de l’hostilité traditionnelle entre les forces armées et le Parti communiste français, la perception par les militaires des communistes comme des « ennemis intérieurs » ressurgit au début de la guerre froide. Les rapports entre l’armée et les communistes français ont pourtant connu plusieurs périodes de détente relative, la dernière se situant à la Libération, lorsque le PCF participe au gouvernement et, suivant l’intérêt de la doctrine communiste pour les questions militaires, tente de promouvoir la création d’une armée nouvelle et populaire, sur le modèle des mouvements de la Résistance intérieure. Avec le début de la guerre froide, cependant, l’armée française est amenée à mettre en œuvre une « action psychologique » qui officialise le discours anticommuniste. La conjonction de l’adoption de ce discours partisan avec la politisation de l’armée, qui a lieu en Indochine puis en Algérie, amène en 1962 le général de Gaulle à supprimer le caractère policier qu’avait acquis la lutte contre la subversion communiste après 1947. Born between the two world wars, inheriting the traditional hostility between the armed forces and the French Communist Party, the perception by the military of communists as "internal enemies" resurfaced at the beginning of the Cold War. The relationship between the army and the French communists nonetheless experienced several periods of relative relaxation, the last being at the Liberation, when the French Communist Party participated in the government and, following the communist doctrine of interest in military matters, attempted to promote the creation of a new and popular army on the model of the Resistance movement. With the onset of the Cold War, however, the French army implemented a "psychological action" which formalized the anticommunist discourse. The combination of the adoption of this partisan discourse with the politicization of the army which took place in Indochina and in Algeria led General de Gaulle in 1962 to alter the nature of the police action that the fight against communist subversion had acquired after 1947.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic représentations
Parti communiste
politisation
spellingShingle représentations
Parti communiste
politisation
Texier, Nicolas
« L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
description Née dans l’entre-deux-guerres, héritant de l’hostilité traditionnelle entre les forces armées et le Parti communiste français, la perception par les militaires des communistes comme des « ennemis intérieurs » ressurgit au début de la guerre froide. Les rapports entre l’armée et les communistes français ont pourtant connu plusieurs périodes de détente relative, la dernière se situant à la Libération, lorsque le PCF participe au gouvernement et, suivant l’intérêt de la doctrine communiste pour les questions militaires, tente de promouvoir la création d’une armée nouvelle et populaire, sur le modèle des mouvements de la Résistance intérieure. Avec le début de la guerre froide, cependant, l’armée française est amenée à mettre en œuvre une « action psychologique » qui officialise le discours anticommuniste. La conjonction de l’adoption de ce discours partisan avec la politisation de l’armée, qui a lieu en Indochine puis en Algérie, amène en 1962 le général de Gaulle à supprimer le caractère policier qu’avait acquis la lutte contre la subversion communiste après 1947.
author Texier, Nicolas
author_facet Texier, Nicolas
author_sort Texier, Nicolas
title « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
title_short « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
title_full « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
title_fullStr « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
title_full_unstemmed « L’ennemi intérieur » : l’armée et le Parti communiste français de la Libération aux débuts de la guerre froide
title_sort « l’ennemi intérieur » : l’armée et le parti communiste français de la libération aux débuts de la guerre froide
publisher Revue historique des armées
publishDate 2012
container_title URI:https://journals.openedition.org/rha
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/rha/7576
_version_ 1877243768129716224