Le cheval dans la Grande Armée

Les armées du Consulat et du Premier Empire recourent au cheval comme moyen de déplacement ou force de traction. La proportion s’établit globalement autour d’un cheval pour sept hommes (mais atteint un pour quatre en campagne, essentiellement par l’accroissement des capacités de traction). Les limit...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Autor principal: Brun, Jean-François
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue historique des armées 2008
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:rha_533
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:rha_533 fr https://journals.openedition.org/rha/533 2008-07-15T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/k84h All rights reserved Le cheval dans la Grande Armée Revue historique des armées Service historique de la Défense info:eu-repo/semantics/reference/issn/1965-0779 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0035-3299 URI:https://journals.openedition.org/rha Brun, Jean-François Grande Armée cheval Les armées du Consulat et du Premier Empire recourent au cheval comme moyen de déplacement ou force de traction. La proportion s’établit globalement autour d’un cheval pour sept hommes (mais atteint un pour quatre en campagne, essentiellement par l’accroissement des capacités de traction). Les limites structurelles de l’économie préindustrielle empêchent toutefois de remplacer aisément un trop grand nombre d’animaux à la fois, d’où les efforts pour préserver et soigner autant que possible les chevaux au sein des armées. Quoique ne constituant plus l’arme de la décision, la cavalerie, qui combat essentiellement par le choc, reste indispensable pour l’acquisition du renseignement, les missions de sûreté ou l’exploitation de la victoire. La militarisation des moyens de déplacement se traduit de son côté par la création des trains d’artillerie (1800), du génie (1806) et des équipages (1807). Mais les capacités logistiques demeurent limitées (d’où l’échec de la campagne de Russie). Néanmoins, la cavalerie conserve encore, aux yeux de l’opinion publique, tout son prestige. The horse in the Grande Armée. The armies of the Consulate and Empire relied on horses for movement and as a means of hauling equipment. The proportion of men to horses can be reckoned, in general, at around seven men to every animal (but rising to one horse for every four men when the army was engaged in a campaign, mainly to increase the capacity to haul loads). The structural limits of France’s pre-industrial economy, however, prevented too many animals being easily replaced all at the same time. Hence efforts were made to conserve and care for the horses that were serving with the armies. The cavalry, although no longer constituting the primary arm for a decision on the field of battle, fought essentially in a shock role and remained indispensable for the gathering of intelligence, for reconnaissance, screening missions and for pursuit after a victory had been won. The shift away from the civilian provision of the army’s means of transport to a militarised basis was, for its part, reflected in the establishment of artillery trains (1800), engineer trains (1806) and baggage trains (1807). However, logistical capacity remained limited, and hence France’s failure in the Russian campaign of 1812. The cavalry nonetheless still retained the greatest prestige of any branch of the army, at least in the eyes of public opinion.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic Grande Armée
cheval
spellingShingle Grande Armée
cheval
Brun, Jean-François
Le cheval dans la Grande Armée
description Les armées du Consulat et du Premier Empire recourent au cheval comme moyen de déplacement ou force de traction. La proportion s’établit globalement autour d’un cheval pour sept hommes (mais atteint un pour quatre en campagne, essentiellement par l’accroissement des capacités de traction). Les limites structurelles de l’économie préindustrielle empêchent toutefois de remplacer aisément un trop grand nombre d’animaux à la fois, d’où les efforts pour préserver et soigner autant que possible les chevaux au sein des armées. Quoique ne constituant plus l’arme de la décision, la cavalerie, qui combat essentiellement par le choc, reste indispensable pour l’acquisition du renseignement, les missions de sûreté ou l’exploitation de la victoire. La militarisation des moyens de déplacement se traduit de son côté par la création des trains d’artillerie (1800), du génie (1806) et des équipages (1807). Mais les capacités logistiques demeurent limitées (d’où l’échec de la campagne de Russie). Néanmoins, la cavalerie conserve encore, aux yeux de l’opinion publique, tout son prestige.
author Brun, Jean-François
author_facet Brun, Jean-François
author_sort Brun, Jean-François
title Le cheval dans la Grande Armée
title_short Le cheval dans la Grande Armée
title_full Le cheval dans la Grande Armée
title_fullStr Le cheval dans la Grande Armée
title_full_unstemmed Le cheval dans la Grande Armée
title_sort le cheval dans la grande armée
publisher Revue historique des armées
publishDate 2008
container_title URI:https://journals.openedition.org/rha
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/rha/533
_version_ 1877244511499845632