Aspects de la situation stratégique de la Suisse entre 1797 et 1804

Le 9 février 1801, le traité de Lunéville contient une stipulation qui peut être interprétée de façon différente. Cela n’est pas étonnant, puisque la France et l’Autriche ont participé à sa rédaction : « Art. 11. Le présent Traité de paix, notamment les articles 8, 9, 10 et 15 ci-après, est déclaré...

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Hovedforfatter: Stüssi-Lauterburg, Jürg
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Revue historique des armées 2008
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Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Suisse
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Stüssi-Lauterburg, Jürg
Aspects de la situation stratégique de la Suisse entre 1797 et 1804
description Le 9 février 1801, le traité de Lunéville contient une stipulation qui peut être interprétée de façon différente. Cela n’est pas étonnant, puisque la France et l’Autriche ont participé à sa rédaction : « Art. 11. Le présent Traité de paix, notamment les articles 8, 9, 10 et 15 ci-après, est déclaré commun aux républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l’indépendance desdites républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d’adopter telle forme de Gouvernement qu’ils jugeront convenable. » Sur la base de ce principe d’indépendance et d’autodétermination, le Royaume-Uni conclut la Paix d’Amiens le 25 mars 1802, et les Français retirent leurs troupes de la République helvétique. En Suisse, cette situation nouvelle crée les conditions d’une insurrection qui balaie le régime helvétique et lui substitue une Confédération nouvellement constituée. Mais Bonaparte ne veut pas reconnaître une Confédération suisse indépendante ; il y déploie donc à nouveau ses troupes. Le Royaume-Uni, qui n’est pas prêt à admettre une domination française sur les axes alpins suisses, déclare la guerre à la France en mars 1803.
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Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l’indépendance desdites républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d’adopter telle forme de Gouvernement qu’ils jugeront convenable. » Sur la base de ce principe d’indépendance et d’autodétermination, le Royaume-Uni conclut la Paix d’Amiens le 25 mars 1802, et les Français retirent leurs troupes de la République helvétique. En Suisse, cette situation nouvelle crée les conditions d’une insurrection qui balaie le régime helvétique et lui substitue une Confédération nouvellement constituée. Mais Bonaparte ne veut pas reconnaître une Confédération suisse indépendante ; il y déploie donc à nouveau ses troupes. Le Royaume-Uni, qui n’est pas prêt à admettre une domination française sur les axes alpins suisses, déclare la guerre à la France en mars 1803. Aspects of Switzerland’s strategic position between 1797 and 1804. The Treat of Lunéville of 9 February 1801 contained a stipulation that is open to differing interpretations. This is unsurprising as both France and Austria had taken part in its drafting: “Article 11. The present Peace Treaty, notably articles 8, 9, 10 and 11 that follow, is hereby declared applicable to the Batavian, Helvetic, Cisalpine and Ligurian republics. The Contracting Parties together mutually guarantee the independence of the aforesaid republics, and the ability of the peoples who inhabit them to adopt whatever form of governance they judge appropriate.” On the basis of this principle of independence and self-determination, Great Britain concluded the Peace of Amiens on 25 March 1802, and the French withdrew their troops from the Helvetic Republic. In Switzerland this new situation created the conditions for an insurrection that swept aside the existing Helvetic regime and replaced it with a newly constituted Confederation. Napoleon Bonaparte did not want to recognize an independent Swiss confederation; he therefore sent French troops back into the territory. Great Britain was not prepared to accept French domination of Switzerland’s trans-Alpine communication routes and declared war on France in March 1803. Il 9 febbraio 1801, il Trattato di Lunéville contiene una stipulazione che può essere interpretata in maniera differente. Ciò non deve sorprendere, poiché la Francia e l’Austria hanno partecipato alla sua redazione : « Art. 11. Le présent Traité de paix, notamment les articles 8, 9, 10 et 15 ci-après, est déclaré commun aux républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l’indépendance desdites républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d’adopter telle forme de Gouvernement qu’ils jugeront convenable. » Il 25 marzo 1802, sulla base del principio d’indipendenza e d’autodeterminazione, il Regno Unito conclude la Pace di Amiens e i Francesi ritirano le loro truppe dalla Repubblica elvetica. In Svizzera, questa nuova situazione crea le condizioni per un’insurrezione che spazza via il regime elvetico e gli sostituisce la Confederazione di recente costituzione. Bonaparte non vuole riconoscere una Confederazione svizzera indipendente ; schiera dunque nuovamente le sue truppe. Il Regno Unito non è pronto ad ammettere una dominazione francese sugli assi alpini, e dichiara la guerra alla Francia nel marzo del 1803… Am 9. Februar 1801 enthält der Vertrag von Lunéville eine Bestimmung, die auf verschiedene Art und Weise ausgelegt werden kann. Nicht verwunderlich, haben doch Frankreich und Oesterreich an der Redaktion teilgenommen: "Art. 11. Der vorliegende Friedensvertrag, insbesondere die Artikel 8,9,10 und 15 nachstehend, gilt gemeinsam für die Batavische-, Helvetische-, Cisalpine- und Ligurische-Republik. Die vertragschliessenden Parteien garantieren sich gegenseitig die Unabhängigkeit der erwähnten Republiken und die Fähigkeit der sie bewohnenden Völker, diejenige Regierungsform anzunehmen, welche sie als angemessen betrachten." Auf der Basis dieses Grundsatzes der Unabhängigkeit und Selbstbestimmung, schloss das Vereinigte Königreich am 25. März 1802 den Frieden von Amiens und die Franzosen zogen ihre Truppen aus der Helvetischen Republik zurück. In der Schweiz führt diese neue Situation zu den Bedingungen, die das Helvetische Regime hinwegfegen und durch eine neu etablierte Eidgenossenschaft ersetzen. Bonaparte will eine unabhängige Schweizerische Eidgenossenschaft nicht anerkennen; er entfaltet auf's neue seine Truppen. Das Vereinigte Königreich ist nicht bereit eine französische Beherrschung der schweizerischen Alpentransversalen zu akzeptieren und es erklärt im März 1803 Frankreich den Krieg...