Écrire l’histoire de l’art
En France comme en Allemagne, l’histoire de l’art a déjà donné lieu à plusieurs présentations historiques. Cependant, « l’histoire » que ces ouvrages proposent est souvent entendue dans un sens bien particulier. Il s’agit d’une histoire des concepts propres à chaque aire nationale, de leur genèse da...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
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Revue germanique internationale
2011
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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En France comme en Allemagne, l’histoire de l’art a déjà donné lieu à plusieurs présentations historiques. Cependant, « l’histoire » que ces ouvrages proposent est souvent entendue dans un sens bien particulier. Il s’agit d’une histoire des concepts propres à chaque aire nationale, de leur genèse dans un pays donné, mais aucunement de leur co-fondation réciproque, de leur interaction par-delà les frontières. L’enjeu du présent volume est de contribuer à une autre forme d’histoire, une histoire des imbrications et des échanges culturels, qui place l’historiographie de l’art au confluent de l’Allemagne et de la France. L’histoire de l’art se prête en effet particulièrement à une approche transversale franco-allemande. Ainsi, dès le XVIIIe siècle, Winckelmann, figure fondatrice de l’histoire de l’art en Allemagne, rencontre un très large succès en France. Inversement, Diderot trouve un important écho outre-Rhin. C’est dans une perpétuelle interaction que les deux traditions française et allemande se constituent progressivement en discipline scientifique au siècle suivant : Taine lit Burckhardt, Fortoul tire de plusieurs séjours en Allemagne un livre sur l’art allemand. Plus tard, les travaux de Warburg et Panofsky viennent nourrir les sciences humaines françaises. L’objet de ce numéro est d’analyser ces multiples enchevêtrements depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle. |
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