L’école du paysage de Leningrad : phénomène artistique des années 1930 et la réalité soviétique
L’article est consacré à l’École du paysage de Leningrad, un groupe d’artistes qui exista de la fin des années 1920 au début des années 1940. Cette expression est employée de façon conventionnelle, dans le sens où l’on parle de l’École de Paris : les peintres eux-mêmes n’employaient pas ce terme et...
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Revue des études slaves
2025
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L’article est consacré à l’École du paysage de Leningrad, un groupe d’artistes qui exista de la fin des années 1920 au début des années 1940. Cette expression est employée de façon conventionnelle, dans le sens où l’on parle de l’École de Paris : les peintres eux-mêmes n’employaient pas ce terme et toute association indépendante de l’État soviétique fut de fait impossible à compter de 1932. Peuvent être rattachés à cette école Vladimir Grinberg, Nikolaj Lapšin, Nikolaj Tyrsa, Aleksej Uspenskij et Aleksandr Vedernikov. On peut également y ajouter les jeunes artistes Vjačeslav Pakulin, Aleksandr Rusakov, Georgij Traugot, Nikolaj Emel′janov et d’autres qui s’inspiraient de leurs travaux. Ils avaient en commun certaines caractéristiques formelles : généralisation et simplification des formes, travail en plans larges, construction claire du paysage urbain ou rural, ce qui était favorisé par l’aspect extérieur de Leningrad.L’auteure s’arrête également en détail sur les conditions de vie de ces peintres dans le cadre de la réalité soviétique. Leur peinture était critiquée comme apolitique ; ils peignaient les paysages de mémoire ou de la fenêtre de leur domicile, étant donné qu’il fallait obtenir l’autorisation des services de sécurité pour avoir le droit de peindre en extérieur ; ils gagnaient leur vie principalement dans d’autres sphères d’activité, enseignaient, ou illustraient des livres. L’article retrace les étapes de la reconnaissance de l’École du paysage de Leningrad et analyse l’œuvre de ses principaux représentants. |
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