Les identités de D’Alembert
Jean Le Rond, Jean d’Aremberg, Jean Baptiste Louis d’Aremberg, Jean Le Rond, Jean Le Rond d’Alembert, D’Alembert, sont les noms que l’enfant trouvé devenu géomètre, encyclopédiste, philosophe, membre de l’Académie des sciences et secrétaire perpétuel de l’Académie française, a successivement portés...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2013
|
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:rde_4949 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:rde_4949 https://doi.org/10.4000/rde.4949 urn:doi:10.4000/rde.4949 fr https://journals.openedition.org/rde/4949 2013-09-02T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/jkhf https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Les identités de D’Alembert Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie Société Diderot info:eu-repo/semantics/reference/issn/1955-2416 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0769-0886 URI:https://journals.openedition.org/rde Launay, Françoise Jean Le Rond, Jean d’Aremberg, Jean Baptiste Louis d’Aremberg, Jean Le Rond, Jean Le Rond d’Alembert, D’Alembert, sont les noms que l’enfant trouvé devenu géomètre, encyclopédiste, philosophe, membre de l’Académie des sciences et secrétaire perpétuel de l’Académie française, a successivement portés au long de sa vie. Que nous cachent ces changements d’identité, et que peuvent-ils nous révéler, outre les indéniables épreuves subies par l’être concerné ? L’histoire du nom de baptême Jean Le Rond est bien documentée, tandis que l’apparition du surnom D’Alembert est aisément compréhensible. Reste le patronyme intermédiaire, d’Aremberg, qui serait sans doute resté dans l’ombre si l’enfant à qui on le faisait porter n’avait pas été aussi doué. Le futur D’Alembert n’a pas pu ne pas s’interroger sur l’homonymie avec la famille princière du Hainaut. Que peut en effet contenir en filigrane ce patronyme d’Aremberg, sinon, le plus probablement, l’identité du véritable père biologique de l’enfant ? Aucun des faits objectifs révélés par notre enquête, menée principalement dans les archives du minutier central des archives nationales de Paris pour documenter la vie parisienne du duc d’Arenberg pendant la Régence, ne dément cette hypothèse, bien au contraire. Il n’en reste pas moins que les deux familles à qui D’Alembert devait le plus sont incontestablement celle de sa nourrice, et celle des Camus Destouches qui ont veillé sur ses études, qui lui ont assuré des moyens d’existence, et qui ont vraisemblablement accompagné ses débuts dans le monde. Il s’agit de Louis, puis de son frère Michel, et enfin de la veuve de ce dernier, madame Destouches, née Jeanne Mirey, disparue après D’Alembert D’Alembert’s IdentitiesThe foundling who became a geometrician, encyclopaedist, philosopher, member of the Académie des Sciences and perpetual secretary of the Académie française was called at different times in his life Jean Le Rond, Jean d’Aremberg, Jean Baptiste Louis d’Aremberg, Jean Le Rond, Jean Le Rond d’Alembert, D’Alembert. This article looks at what these different identities hide and what they can tell us, other than the difficulties they involved for the individual concerned. While the baptismal name Jean Le Rond is well documented and the surname D’Alembert is easy to understand, there remains the question of the intermediate name d’Aremberg, which would probably have remained unnoticed if the child had not been so clever. He cannot have avoided wondering about the similarity to the name borne by the princely family of the Hainaut. None of the facts revealed by our investigation, mainly in the French National Archives, into the Paris life of the Duke d’Arenberg during the Régence enable us to discount the hypothesis that this name can only have indicated the identity of the child’s biological father — on the contrary. Nevertheless, the two families to whom D’Alembert owed the greatest debt were undoubtedly that of his wet-nurse and the Camus Destouches (Louis, then his brother Michel, and finally Michel’s widow, née Jeanne Mirey, who died after D’Alembert), who directed his studies, provided him with means of subsistence and probably guided his first steps in the world |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| description |
Jean Le Rond, Jean d’Aremberg, Jean Baptiste Louis d’Aremberg, Jean Le Rond, Jean Le Rond d’Alembert, D’Alembert, sont les noms que l’enfant trouvé devenu géomètre, encyclopédiste, philosophe, membre de l’Académie des sciences et secrétaire perpétuel de l’Académie française, a successivement portés au long de sa vie. Que nous cachent ces changements d’identité, et que peuvent-ils nous révéler, outre les indéniables épreuves subies par l’être concerné ? L’histoire du nom de baptême Jean Le Rond est bien documentée, tandis que l’apparition du surnom D’Alembert est aisément compréhensible. Reste le patronyme intermédiaire, d’Aremberg, qui serait sans doute resté dans l’ombre si l’enfant à qui on le faisait porter n’avait pas été aussi doué. Le futur D’Alembert n’a pas pu ne pas s’interroger sur l’homonymie avec la famille princière du Hainaut. Que peut en effet contenir en filigrane ce patronyme d’Aremberg, sinon, le plus probablement, l’identité du véritable père biologique de l’enfant ? Aucun des faits objectifs révélés par notre enquête, menée principalement dans les archives du minutier central des archives nationales de Paris pour documenter la vie parisienne du duc d’Arenberg pendant la Régence, ne dément cette hypothèse, bien au contraire. Il n’en reste pas moins que les deux familles à qui D’Alembert devait le plus sont incontestablement celle de sa nourrice, et celle des Camus Destouches qui ont veillé sur ses études, qui lui ont assuré des moyens d’existence, et qui ont vraisemblablement accompagné ses débuts dans le monde. Il s’agit de Louis, puis de son frère Michel, et enfin de la veuve de ce dernier, madame Destouches, née Jeanne Mirey, disparue après D’Alembert |
| author |
Launay, Françoise |
| spellingShingle |
Launay, Françoise Les identités de D’Alembert |
| author_facet |
Launay, Françoise |
| author_sort |
Launay, Françoise |
| title |
Les identités de D’Alembert |
| title_short |
Les identités de D’Alembert |
| title_full |
Les identités de D’Alembert |
| title_fullStr |
Les identités de D’Alembert |
| title_full_unstemmed |
Les identités de D’Alembert |
| title_sort |
les identités de d’alembert |
| publisher |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie |
| publishDate |
2013 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/rde |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/rde.4949 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/rde/4949 |
| _version_ |
1877294508570312704 |