Art et pouvoir au Mexique : loyautés et divergences

Cet article expose les tensions entre une histoire de l’art qui s’identifie à l’État-nation d’une part, et une pensée alternative dans les arts d’autre part, qui tente de démonter l’édifice inébranlable de l’historiographie nationaliste et la construction visuelle engendrée par l’État en tant que ve...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autor Principal: Eder, Rita
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Perspective 2013
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic nationalisme
peinture d’histoire
architecture moderne
arts populaires
politique
libéralisme politique
narcotrafic
imaginaire national
indigénisme
muralisme
nationalism
history painting
modern architecture
folk art
liberalism
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Eder, Rita
Art et pouvoir au Mexique : loyautés et divergences
description Cet article expose les tensions entre une histoire de l’art qui s’identifie à l’État-nation d’une part, et une pensée alternative dans les arts d’autre part, qui tente de démonter l’édifice inébranlable de l’historiographie nationaliste et la construction visuelle engendrée par l’État en tant que vecteur d’identification. Cette autre réflexion, qui se démarque du discours officiel, explore les images et révèle la complexité de leurs significations ; elles sont constitutives d’imaginaires capables de surpasser l’idée d’une identité nationale, pétrifiée et éternelle. Différentes lignes convergent dans cette exploration critique, parmi lesquelles la revalorisation de certaines icônes religieuses et l’approfondissement d’autres périodes historiques, différentes de la Révolution de 1910, mais également génératrices de l’imaginaire national. Un des thèmes qui découle de ce nouveau regard est la réappropriation du passé indigène par le biais d’images, de monuments et muséographies diverses, et par leur juxtaposition conflictuelle, alors qu’une volonté de modernité de l’État se profilait déjà fortement dans les dernières décennies du xixe siècle. En d’autres termes, la structure d’un pouvoir centralisé unifiant artificiellement tous les passés et la diversité ethnique est devenue une priorité pour accéder à la modernité. C’est cette conception centraliste qui a suscité par opposition différents courants critiques, aussi bien dans le domaine de l’art que dans celui de son histoire, en ce qui concerne la problématique des relations entre art et pouvoir. Un point de rupture important, quant aux politiques de représentation du pouvoir de l’État, fut celui causé par le mouvement étudiant de 1968, qui questionna l’image canonique du pouvoir officiel. Cette remise en cause de la structuration visuelle du régime a persisté dans les dernières décennies, l’art contemporain étant l’axe de réversion des signes nationaux et de leurs relations avec le pouvoir.
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Cette autre réflexion, qui se démarque du discours officiel, explore les images et révèle la complexité de leurs significations ; elles sont constitutives d’imaginaires capables de surpasser l’idée d’une identité nationale, pétrifiée et éternelle. Différentes lignes convergent dans cette exploration critique, parmi lesquelles la revalorisation de certaines icônes religieuses et l’approfondissement d’autres périodes historiques, différentes de la Révolution de 1910, mais également génératrices de l’imaginaire national. Un des thèmes qui découle de ce nouveau regard est la réappropriation du passé indigène par le biais d’images, de monuments et muséographies diverses, et par leur juxtaposition conflictuelle, alors qu’une volonté de modernité de l’État se profilait déjà fortement dans les dernières décennies du xixe siècle. En d’autres termes, la structure d’un pouvoir centralisé unifiant artificiellement tous les passés et la diversité ethnique est devenue une priorité pour accéder à la modernité. C’est cette conception centraliste qui a suscité par opposition différents courants critiques, aussi bien dans le domaine de l’art que dans celui de son histoire, en ce qui concerne la problématique des relations entre art et pouvoir. Un point de rupture important, quant aux politiques de représentation du pouvoir de l’État, fut celui causé par le mouvement étudiant de 1968, qui questionna l’image canonique du pouvoir officiel. Cette remise en cause de la structuration visuelle du régime a persisté dans les dernières décennies, l’art contemporain étant l’axe de réversion des signes nationaux et de leurs relations avec le pouvoir. This article reveals the inherent tensions between an art history that identifies itself with the nation-state and an alternative form of artistic reflection that attempts to deconstruct the unshakable edifice of nationalist historiography and the visual constructs propagated by the State as means of building identity. This self-reflection, which distinguishes itself from official discourse, explores images and reveals the complexity of their multiple meanings; these images are constitutive elements of the imaginations that are necessary to move beyond the idea of an eternal, and petrified, national identity. This critical exploration includes the revaluation of certain religious icons and the analysis of historical periods other than that of the Revolution of 1910, both of which participate in generating a national imagination. The State experienced a strong push towards modernity beginning in the last decades of the nineteenth century. In other words, the creation of a centralized power structure capable of artificially uniting diverse histories and ethnicities became a necessary prerequisite of modernity. Reacting to this centralizing concept, different critical movements, both artistic and art-historical, came into being to tackle issues related to the art-power nexus. The student movement of 1968, which questioned the canonical image of official power, represented an important break with the past in this regard. The rethinking of the visual structuring of the regime that it engendered has since continued, with contemporary art becoming a means to upend national symbols and their relations to power. Dieser Artikel beschäftigt sich mit dem Spannungsfeld einer Kunstgeschichte, die sich einerseits mit dem Nationalstaat identifiziert, und einer alternativen Position andererseits, die versucht, eine unerschütterliche nationalistische Kunstgeschichtsschreibung und die visuellen Konstrukte des Staates als Identitätsvektoren zu demontieren. Diese kritische Herangehensweise, die vom offiziellen Diskurs abweicht, erforscht die Bilder und die Komplexität ihrer Bedeutungen. Sie konstituiert Vorstellungswelten, die in der Lage sind, die Idee einer für die Ewigkeit festgeschriebenen nationalen Identität zu widerlegen. Verschiedene Aspekte werden in dieser kritischen Betrachtung zusammengeführt, darunter die Aufwertung mancher religiöser Ikonen sowie die Analyse anderer historischer Perioden, als die der Revolution von 1910, die jedoch nicht weniger die nationale Vorstellungswelt geprägt haben. Unter den Fragestellungen, die diese neue Perspektive freilegt, befindet sich die Wiederaneignung der Vergangenheit der Ureinwohner über Bilder, Bauwerke, verschiedene Ausstellungsstrategien und ihre konfliktreiche Gegenüberstellung zu anderen Aspekten des nationalen Bewusstseins. Bereits in den letzten Jahrzehnten des 19. Jahrhunderts hatte sich ein Wunsch nach der Modernisierung des Staates abgezeichnet. Die Struktur einer zentralisierten Macht, die auf künstliche Weise alle unterschiedlichen Vergangenheiten und ethnische Vielfalt vereinheitlichen sollte, wurde zu einer Priorität, um den Zugang zur Moderne zu erlangen. Genau diese zentralistische Konzeption hat, in Bezug auf die Beziehungen zwischen Kunst und Macht, kritische, in der Opposition verankerte Strömungen sowohl im Bereich der bildenden Künste, als auch in der Kunstgeschichte hervorgebracht. Die Studentenbewegung von 1968 stellt eine bedeutende Zäsur für die Repräsentationspolitik der Staatsmacht dar, da sie das kanonisierte Bild der offiziellen Macht angriff. Dieses Hinterfragen der visuellen Strukturierung des Regimes hat überdauert; vor allem die zeitgenössische Kunst ist ein Ort der Umkehrung der nationalen Zeichen und ihrer Beziehungen zur Macht geworden. L’articolo espone le tensioni tra, da una parte, una storia dell’arte che si identifica con lo Stato-nazione e, dall’altra, un pensiero alternativo delle arti, che tenta di smontare l’edificio granitico della storiografia nazionalista e la costruzione visiva proposta dallo Stato come forma di identificazione. Quest’ultima riflessione, che prende le distanze dal discorso ufficiale, esplora le immagini e rivela la complessità dei loro significati: esse sono costitutive di immaginari capaci di oltrepassare l’idea di un’identità nazionale, pietrificata ed eterna. Diversi aspetti convergono nell’esplorazione critica, tra i quali la rivalutazione di alcune icone religiose, e l’analisi di periodi storici diversi dalla rivoluzione del 1910 ma comunque generatori dell’immaginario nazionale. Uno dei temi rivelati da questa nuova prospettiva è la riappropriazione del passato indigeno da parte delle immagini, dei monumenti, delle museografie diverse, e della loro giustapposizione conflittuale con altri aspetti dell’immaginario nazionale. In parallelo, una volontà di modernità dello Stato si profilava già con forza negli ultimi decenni del xix secolo. In altri termini, la struttura di un potere centralizzato, che omologava in maniera artificiale i vari passati e la diversità etnica, è diventata una priorità per accedere alla modernità. È una simile concezione centralizzatrice che ha stimolato, per opposizione, differenti correnti critiche sia nell’ambito dell’arte che in quello della storia dell’arte, riguardanti il problema delle relazioni tra arte e potere. Un punto di rottura importante, relativo alle politiche di rappresentazione del potere dello Stato, fu quello causato dal movimento studentesco del 1968, che interrogò l’immagine canonica del potere ufficiale. Questa rimessa in questione dell’organizzazione visiva del regime proseguì ancora in seguito, giacché l’arte contemporanea era divenuta l’asse di rivolta contro i simboli nazionali e contro le loro relazioni con il potere. Arte y poder en México: lealtades y discrepancias, expone las tensiones entre una historia del arte que se identifica con el Estado/Nación y un pensamiento alternativo en las artes que intenta desmontar el sólido edificio de la historiografía nacionalista y la construcción visual generada por el Estado como instrumento de identificación. Esa otra reflexión que se deslinda del discurso oficial, explora las imágenes desde una significación compleja y anclada en la noción de imaginarios que contraviene la idea de lo nacional como algo petrificado y eterno. Varias líneas confluyen en esta exploración crítica, entre ellas, la revaloración de determinados íconos religiosos y el viraje de numerosas investigaciones hacia otros períodos históricos distintos de la Revolución de 1910 como generadores del imaginario nacional. Uno de los temas que surgen de este mirar hacia otros momentos de la historia, es la reapropiación del pasado indígena en imágenes, monumentos, museografías diversas y su yuxtaposición conflictiva frente a la deseada modernidad del Estado que ya se perfilaba con fuerza en las últimas décadas del siglo xix. Dicho de otro modo, la estructura de un poder centralizado que unificara artificialmente todos los pasados así como la diversidad étnica se convirtió en una prioridad para acceder a la modernidad. Es esta concepción centralista la que ha generado por oposición varias corrientes críticas tanto en el campo del arte como en el de la historia del arte frente a la problemática de las relaciones entre arte y poder. Un punto de quiebre importante de las políticas de representación del poder del Estado fue el causado por el Movimiento estudiantil de 1968, el cual dejó en entredicho la imagen canónica del poder oficial. Este cuestionamiento a la estructuración visual del régimen ha persistido en las últimas décadas, siendo el arte contemporáneo el eje de la reversión de los signos nacionales y de sus relaciones con el poder.