L’atelier du coroplathe : un cas particulier dans la production céramique grecque

Indissociable des artisanats céramiques, la fabrication de terres cuites figurées y occupe cependant une place originale, à la fois dépendante et autonome, du fait des techniques – moulage et surmoulage – qu’elle met en œuvre dès le viie siècle avant J.-C. La chaîne opératoire est fractionnable entr...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autor Principal: Muller, Arthur
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Perspective 2014
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:perspective_4372
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collection OpenEdition Journal
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Muller, Arthur
L’atelier du coroplathe : un cas particulier dans la production céramique grecque
description Indissociable des artisanats céramiques, la fabrication de terres cuites figurées y occupe cependant une place originale, à la fois dépendante et autonome, du fait des techniques – moulage et surmoulage – qu’elle met en œuvre dès le viie siècle avant J.-C. La chaîne opératoire est fractionnable entre plusieurs personnes et donc plusieurs lieux : parfois un sculpteur pour la création occasionnelle des prototypes, et toujours un potier-technicien pour la préparation du matériau et la cuisson et un tâcheron-mouleur pour le façonnage. La coroplathie est ainsi une activité modeste, tantôt intégrée aux ateliers de potiers, tantôt séparée dans des officines limitées au façonnage mais techniquement dépendantes des potiers. Ces situations, toutes deux bien attestées dans le monde grec classique et hellénistique, pourraient en fait se réduire au schéma unique de la production de figurines, activité annexe des potiers, avec un façonnage éventuellement délocalisé dans une boutique ou à la maison et confié à la femme et aux enfants du potier. En revanche, la manufacture spécialisée entièrement autonome ne paraît pas avoir existé. Dans tous les cas, la coroplathie est une activité urbaine, qui satisfait de façon opportuniste la demande d’objets votifs pour les sanctuaires proches : les maisons-ateliers et les ateliers-boutiques d’édifices commerciaux limités au façonnage sont centraux, tandis que les ateliers de potiers produisant des figurines sont plutôt en périphérie mais jamais loin hors les murs, où ils voisinent avec les nécropoles.
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La chaîne opératoire est fractionnable entre plusieurs personnes et donc plusieurs lieux : parfois un sculpteur pour la création occasionnelle des prototypes, et toujours un potier-technicien pour la préparation du matériau et la cuisson et un tâcheron-mouleur pour le façonnage. La coroplathie est ainsi une activité modeste, tantôt intégrée aux ateliers de potiers, tantôt séparée dans des officines limitées au façonnage mais techniquement dépendantes des potiers. Ces situations, toutes deux bien attestées dans le monde grec classique et hellénistique, pourraient en fait se réduire au schéma unique de la production de figurines, activité annexe des potiers, avec un façonnage éventuellement délocalisé dans une boutique ou à la maison et confié à la femme et aux enfants du potier. En revanche, la manufacture spécialisée entièrement autonome ne paraît pas avoir existé. Dans tous les cas, la coroplathie est une activité urbaine, qui satisfait de façon opportuniste la demande d’objets votifs pour les sanctuaires proches : les maisons-ateliers et les ateliers-boutiques d’édifices commerciaux limités au façonnage sont centraux, tandis que les ateliers de potiers produisant des figurines sont plutôt en périphérie mais jamais loin hors les murs, où ils voisinent avec les nécropoles. Though inseparable from ceramics in general, the fabrication of terracotta figurines is both dependant upon and independent from the rest of ceramic art due to the techniques used – casting and overmolding – beginning in the 7th century B.C.E. The operational sequence can be divided among several people and, by extension, several sites: intermittently, a sculptor, for the occasional creation of prototypes; and always a potter-technician for preparing materials and firing, as well as a piece-worker responsible for casting. A modest activity, coroplastic work is sometimes integrated into potters’ workshops and sometimes located in separate shops limited to shaping and technically dependent on potters. These situations, both of which are shown to have existed in Ancient Greece during the Classical and Hellenistic periods, can in fact be reduced to a single model of figurine production as a secondary activity of potters, with the shaping of pieces occasionally undertaken in a separate shop or at home by the potter’s wife and children. Production does not seem to have existed, however, as a separate, specialized practice. In any case, coroplasts exercised in an urban environment, taking advantage of a demand for votive objects in nearby sanctuaries: live-in workshops and storefront workshops in commercial buildings where work consisted of shaping pieces were located centrally, while the workshops of potters producing figurines were located instead on the outskirts but never far outside the city walls, and in close proximity with necropoleis. Die Herstellung von figürlichen Terrakotten ist untrennbar vom keramischen Handwerk, auch wenn sie in ihrer gleichzeitigen Abhängigkeit und Autonomie einen Sonderplatz einnimmt, der sich vor allem auf die Abdruck-und Überformungstechniken seit dem 7. Jahrhundert v. Chr. gründet. Das Herstellungsverfahren kann auf mehrere Personen und Orte aufgeteilt werden. Dabei bedarf es manchmal eines Bildhauers zur gelegentlichen Herstellung von Prototypen und immer eines Töpfermeisters zur Aufbereitung und zum Brennen des Materials, sowie eines Gesellen zum Nachmodellieren der Abdrücke. Die Koroplastik ist daher eine eher schlichte Tätigkeit, die entweder direkt in den Töpferateliers oder in den getrennten Modellierwerkstätten, die allerdings technisch auch von den Töpfern abhängen, ausgeführt wurde. Diese beiden für die klassische und hellenistische Epoche nachgewiesenen Situationen in Griechenland können im Grunde auf ein gemeinsames Schema der Figurinenproduktion reduziert werden, indem es sich um eine untergeordnete Aktivität der Töpfer handelt, deren Ausführung eventuell in einem Geschäft oder einem Privathaus von der Frau und den Kindern des Töpfers übernommen wurde. Im Gegenzug dazu scheint die spezialisierte und vollständig unabhängige Herstellung nicht existiert zu haben. In allen Fällen erscheint die Koroplastik als ein urbanes Phänomen, das zweckdienlich die Nachfrage an Votivgegenständen für die naheliegenden Kultstätten befriedigte: während die Atelierhäuser und -geschäfte merkantiler Einrichtungen, die sich auf das Modellieren beschränkten, zentral gelegen waren, befanden sich die Töpferateliers, die die Figurinen herstellten, eher in der Peripherie, jedoch nie weit von den Stadtmauern, in direkter Nähe zu den Nekropolen. Sebbene indissociabile dall’artigianato ceramico, la fabbricazione di terrecotte vi occupa tuttavia un posto originale, al tempo dipendente e autonomo, per via delle tecniche – calco e surmoulage – che essa mette in opera a partire dal VII secolo a.C. La catena operatoria è suddivisibile in varie persone e pertanto in vari luoghi: intervengono talvolta uno scultore per l’eventuale creazione dei prototipi, sempre un vasaio specializzato per la preparazione del materiale e la cottura, e un operaio-stampatore per la formatura. La coroplastica è dunque un’attività modesta, talora integrata alle botteghe dei vasai, talora divisa in officine specializzate nella formatura ma tecnicamente dipendenti dai vasai. Tali situazioni, entrambe ben attestate nel mondo greco classico ed ellenistico, potrebbero di fatto ridursi allo schema unico della produzione di statuette, attività accessoria dei vasai, con la formatura talora delocalizzata in un negozio o in casa e affidata alla moglie e ai figli del vasaio. D’altro canto, la manifattura specializzata e interamente autonoma non sembra essere mai esistita. La coroplastica è in ogni caso un’attività urbana, che soddisfa in maniera opportunista la domanda di opere votive per i santuari limitrofi: le case-bottega e le botteghe-negozio di edifici commerciali limitati alla formatura sono centrali, mentre le botteghe di vasai che producono statuette sono perlopiù situate in periferia ma mai troppo al di fuori delle mura, dove confinano con le necropoli. Indisociable de las artesanías cerámicas, la fabricación de figurillas de terracota ocupa entre ellas un lugar peculiar, dependiente y autónomo a la par, por las técnicas de moldeo y sobremoldeo utilizadas a partir del siglo vii a. C. El proceso de elaboración consta de varias personas, es decir varios espacios: en ocasiones, un escultor para la creación de los prototipos, en todos los casos, un técnico-alfarero para la preparación del material y la cocción, y por fin un obrero encargado del modelado. Así, la coroplastia es una actividad modesta, unas veces integrada a los talleres de alfareros, otras veces apartada a lugares que se limitan al modelado pero dependen técnicamente de los alfareros. Estas situaciones, perfectamente documentadas en el mundo griego clásico y helenístico, podrían reducirse al esquema único de la producción de estatuillas, actividad anexa de los alfareros, con el modelado eventualmente desplazado, realizado en una tienda o en la casa por la mujer o los hijos del alfarero. En cambio, no parece que se diera una fabricación especializada completamente autónoma. La coroplastia es siempre una actividad urbana, que satisface de forma oportunista la demanda de objetos votivos para los santuarios cercanos: las casas-talleres y los talleres-tienda de los edificios comerciales dedicados exclusivamente al modelado son centrales, mientras que los talleres de los alfareros que producen las estatuillas se encuentran más bien en la periferia, cerca de los muros, donde lindan con las necrópolis.