L’art et le peuple hors du temps : une histoire ethnographique de l’art durant les années 1930

Cette étude s’intéresse à l’utilisation, durant les années 1930, de confrontations anachroniques d’œuvres d’art à des fins identitaires. Plusieurs historiens de l’art conservateurs au département des Peintures du musée du Louvre – notamment René Huyghe, Germain Bazin et Charles Sterling – usent de c...

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Podrobná bibliografie
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Hlavní autor: Lascols, Enguerrand
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Perspective 2025
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Lascols, Enguerrand
L’art et le peuple hors du temps : une histoire ethnographique de l’art durant les années 1930
description Cette étude s’intéresse à l’utilisation, durant les années 1930, de confrontations anachroniques d’œuvres d’art à des fins identitaires. Plusieurs historiens de l’art conservateurs au département des Peintures du musée du Louvre – notamment René Huyghe, Germain Bazin et Charles Sterling – usent de ces dialogues pour mettre en valeur une prétendue identité française. Leurs théories adoptent certains vocabulaires et codes de l’ethnographie, et la figure du peuple devient primordiale, comme symbole d’une permanence culturelle. Cette construction d’une histoire ethnographique de l’art a lieu en particulier dans la revue L’Amour de l’art et dans trois expositions : l’« Exhibition of French Art » (Londres, Royal Academy, 1932), « Les Peintres de la réalité » (Paris, musée de l’Orangerie, 1934) et « Chefs-d’œuvre de l’art français » (Paris, palais de Tokyo, 1937).
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Plusieurs historiens de l’art conservateurs au département des Peintures du musée du Louvre – notamment René Huyghe, Germain Bazin et Charles Sterling – usent de ces dialogues pour mettre en valeur une prétendue identité française. Leurs théories adoptent certains vocabulaires et codes de l’ethnographie, et la figure du peuple devient primordiale, comme symbole d’une permanence culturelle. Cette construction d’une histoire ethnographique de l’art a lieu en particulier dans la revue L’Amour de l’art et dans trois expositions : l’« Exhibition of French Art » (Londres, Royal Academy, 1932), « Les Peintres de la réalité » (Paris, musée de l’Orangerie, 1934) et « Chefs-d’œuvre de l’art français » (Paris, palais de Tokyo, 1937). This study addresses the use of anachronistic comparisons of artworks during the 1930s as a means of reinforcing national identity. Several art historians who were curators at the Louvre’s painting department – in particular René Huyghe, Germain Bazin and Charles Sterling – used these dialogues to promote a supposed French identity. Their theories drew on certain ethnographic terms and codes and the figure of “the people” became primordial as the symbol of a cultural continuity. This construction of an ethnographic history of art notably took place in the monthly magazine L’Amour de l’art and three exhibitions, the “Exhibition of French Art” (London Royal Academy, 1932), “Les Peintres de la réalité” (Paris, Musée de l’Orangerie, 1934) and “Chefs-d’œuvre de l’art français” (Paris, Palais de Tokyo, 1937). Dieser Artikel geht anachronistischen Vergleichen von Kunstwerken nach, die in den 1930er Jahren für identitäre Zwecke verwendet wurden. Eine ganze Reihe von Kunsthistorikern, zugleich Museumskonservatoren der Gemäldeabteilung im Louvre – insbesondere René Huyghe, Germain Bazin und Charles Sterling – machen sich diese Dialoge zunutze, um eine vermeintliche französische Identität zur Geltung zu bringen. Ihre Theorien enthalten nunmehr ein bestimmtes Vokabular und gewisse ethnografische Kodewörter, wobei das Volk an sich als Symbol kultureller Permanenz eine vorrangige Stellung bekommt. Diese Konstruktion einer ethnografischen Geschichtsschreibung der Kunst erfolgt in erster Linie in der Zeitschrift L’Amour de l’art und in drei Ausstellungen: „Exhibition of French Art“ (London, Royal Academy, 1932), „Les Peintres de la réalité“ (Paris, Musée de l’Orangerie, 1934) und „Chefs-d’œuvre de l’art français“ (Paris, Palais de Tokyo, 1937). Questo studio si concentra sull’uso, negli anni 1930, di confronti anacronistici tra opere d’arte a fini identitari. Diversi storici dell’arte e conservatori del dipartimento di Pittura del Museo del Louvre – come René Huyghe, Germain Bazin e Charles Sterling – utilizzarono questi confronti per avvalorare una presunta identità francese. Le loro teorie adottarono alcuni termini e codici dell’etnografia, e la figura del popolo divenne fondamentale, come simbolo di una cultura duratura. La definizione di questa storia etnografica dell’arte si sviluppò in particolare sulle pagine della rivista L’Amour de l’art e grazie a tre mostre: l’“Exhibition of French Art” (Londra, Royal Academy, 1932), “Les Peintres de la réalité” (Parigi, Musée de l’Orangerie, 1934) e “Chefs-d’œuvre de l’art français” (Parigi, Palais de Tokyo, 1937). Este estudio se interesa en el uso, durante los años treinta, de confrontaciones anacrónicas de obras de arte con fines identitarios. Varios historiadores del arte del departamento de Pinturas del museo del Louvre – en particular René Huyghe, Germain Bazin y Charles Sterling – emplean estos diálogos para poner en valor una supuesta identidad francesa. Sus teorías adoptan ciertos vocabularios y códigos de la etnografía, en donde la figura del pueblo adquiere un papel primordial como símbolo de una permanencia cultural. Esta construcción de una historia etnográfica del arte tiene lugar especialmente en la revista L’Amour de l’art y en tres exposiciones: la “Exhibition of French Art” (Londres, Royal Academy, 1932), “Les Peintres de la réalité” (París, musée de l’Orangerie, 1934) y “Chefs-d’œuvre de l’art français” (París, Palais de Tokyo, 1937).