John Major vs. the 'bastards' ou la puissance de la mobilisation eurosceptique contre le traité de Maastricht

Le traité d'Union Européenne signé en 1992 a donné naissance, au sein du parti conservateur britannique, à un courant d'opposition aux principes d'union politique et monétaire et à la politique européenne du gouvernement de John Major, élu en avril 1992. Initié par un groupe de député...

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Hlavní autor: Alexandre-Collier, Agnès
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Observatoire de la société britannique 2011
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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description Le traité d'Union Européenne signé en 1992 a donné naissance, au sein du parti conservateur britannique, à un courant d'opposition aux principes d'union politique et monétaire et à la politique européenne du gouvernement de John Major, élu en avril 1992. Initié par un groupe de députés qui ont voté contre la ratification du traité malgré les consignes de leur propre parti, ce mouvement a acquis une force sans précédent dans l'évolution de l'idée européenne au sein du Parti. Disposant de ressources considérables, ces rebelles parlementaires, également désignés par la presse sous le nom d'eurosceptiques, ont profité de la position difficile du gouvernement, accrue par la courte majorité parlementaire, pour mettre en œuvre une série de stratégies qui ont donné lieu à une mobilisation dont les effets seront destructeurs pour l'organisation partisane. Mais au-delà des conséquences négatives, la mobilisation aura, à long terme, des répercussions idéologiques, organisationnelles et institutionnelles qui justifient les stratégies de recentrage actuellement entreprises par le nouveau leader, David Cameron : premièrement, la radicalisation eurosceptique aboutira à une dilution salutaire de l'enjeu européen ; deuxièmement, la factionnalisation du parti le mettra sur la voie d'une nécessaire réinstitutionnalisation ; enfin, la recomposition du paysage politique, notamment l'alignement des partis sur les attitudes envers l'Europe, créeront les conditions d'émergence d'un nouveau consensus entre Travaillistes et Conservateurs au centre-droit de l'échiquier politique.
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