Du travail décent à la qualité de l’emploi : enjeux épistémologiques et politiques d’un changement de paradigme

Cet article propose une réflexion sur les cadres de sens des deux catégories par lesquelles on dénomme le « bon travail » – « travail décent » ou « digne » d’une part, et « qualité de l’emploi » d’autre part – ainsi que les logiques sociales spécifiques où elles s’inscrivent. On analysera, pour ce f...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Auteurs principaux: Prieto Rodriguez, Carlos, Serrano, Amparo
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: La Nouvelle Revue du Travail 2014
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic calidad del empleo
trabajo decente
protección social
politización del trabajo
qualité du travail
travail decent
précarité
protection sociale
politisation du travail
quality of work
decent work
precariousness
social protection
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travail decent
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social protection
politisation of work
Prieto Rodriguez, Carlos
Serrano, Amparo
Du travail décent à la qualité de l’emploi : enjeux épistémologiques et politiques d’un changement de paradigme
description Cet article propose une réflexion sur les cadres de sens des deux catégories par lesquelles on dénomme le « bon travail » – « travail décent » ou « digne » d’une part, et « qualité de l’emploi » d’autre part – ainsi que les logiques sociales spécifiques où elles s’inscrivent. On analysera, pour ce faire, certains des textes parmi les plus importants produits par les deux institutions qui se sont le plus servi de ces notions pour formaliser leur projet politique de cohésion sociale : l’Organisation internationale du travail et les institutions européennes. Si la notion de « qualité de l’emploi » est caractérisée par un contenu imprécis et variable, dépendant sémantiquement d’un cadre de sens faisant référence à la productivité économique, la catégorie de « travail décent » est ancrée sémantiquement dans une représentation anthropologique qui rend le travail producteur du sujet qui le réalise et qui active un cadre politique permettant de mettre en évidence la vulnérabilité inhérente à une relation salariée politiquement asymétrique. L’hégémonie sémantique contemporaine de la notion de « qualité de l’emploi » au détriment de celle de « travail digne » a des conséquences politiques importantes. Le passage du traitement du bon travail en termes de dignité à sa discussion en termes de qualité fait que le regard se tourne de la justice vers l’efficience. On montrera la logique inscrite dans la construction sociale de ces deux conceptions différentes de la qualité/décence de l’emploi, et l’on en tirera les conséquences.
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