Constellations de l’étrangeté

Dans son dernier livre Pour en finir avec la généalogie, François Noudelmann interroge l’imaginaire dans lequel est pensée la figure de la relation, de la fraternité, de l’origine, du frère. L’imaginaire est le processus au sein duquel se constituent l’identité et ses représentations, c’est-à-dire l...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Autor principal: Wald Lasowski, Aliocha
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Methodos 2013
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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description Dans son dernier livre Pour en finir avec la généalogie, François Noudelmann interroge l’imaginaire dans lequel est pensée la figure de la relation, de la fraternité, de l’origine, du frère. L’imaginaire est le processus au sein duquel se constituent l’identité et ses représentations, c’est-à-dire les formes et les symboles à travers lesquels un sujet envisage le même, l’identique, la similitude, toutes ces notions qui conditionnent le désir d’appartenance, le jeu de la distinction. Par l’imaginaire de la transmission se construit une image de soi propice aux liens et aux affiliations. C’est pourquoi une critique politique de la filiation doit passer par l’étude de ce processus opératoire et de ses effets identitaires, afin de faire entendre, dans leur singularité et dans leur étrangeté, les constellations du nouveau. Il s’agit de réagencer, à rebours de la fixation identitaire, ces rapports inédits qui échappent à l’emprise unitaire prévalant dans les images véhiculées et les pensées déterminées de l’imaginaire de la filiation. Le projet de François Noudelmann n’est pas de proclamer l’utopie d’une société qui aurait définitivement évacué la référence généalogique, mais déterminer une autre pensée du sens, de l’image, de l’analogie. La construction des identités sociales, sexuelles et ethniques se trouve suspendue à une telle réévaluation. Finir la généalogie peut s’entendre ainsi : traquer au plus près les paradigmes, les schèmes et les figures qui structurent notre représentation, en défaire les pouvoirs de légitimation et de prescription, et mettre au jour les scènes sur lesquelles se jouent aussi bien sa déchéance que sa dispersion, pour en déterminer les enjeux épistémologiques, politiques et esthétiques. Il s’agit d’achever, au double sens de mettre fin et de mener à son terme, la généalogie et la représentation qui à la fois l’expose et la fonde.
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