Auto-interprétation, délibération et expression

Partant de l'idée énoncée par le philosophe Charles Taylor, selon laquelle les êtres humains sont « des animaux capables d'auto-interprétation », cet article vise à comprendre le rôle constitutif de l'auto-interprétation dans la connaissance de soi. Une conception satisfaisante de l&#...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Yazar: Djigo, Sophie
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Methodos 2014
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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record_format openedition
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic expression
auto-interprétation
délibération
autorité de la première personne
connaissance de soi
Finkelstein David
Moran Richard
self-interpretation
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first-person authority
self-knowledge
Finkelstein David
Moran Richard
spellingShingle expression
auto-interprétation
délibération
autorité de la première personne
connaissance de soi
Finkelstein David
Moran Richard
self-interpretation
deliberation
expression
first-person authority
self-knowledge
Finkelstein David
Moran Richard
Djigo, Sophie
Auto-interprétation, délibération et expression
description Partant de l'idée énoncée par le philosophe Charles Taylor, selon laquelle les êtres humains sont « des animaux capables d'auto-interprétation », cet article vise à comprendre le rôle constitutif de l'auto-interprétation dans la connaissance de soi. Une conception satisfaisante de l'auto-interprétation devrait à la fois rendre compte de l'autorité de la connaissance de soi en première personne et satisfaire les exigences du réalisme ordinaire. Si la version constitutiviste de l'auto-interprétation semble incompatible avec de telles exigences, c'est parce qu'elle considère ce pouvoir constituant comme le privilège du sujet de modeler ses états mentaux au gré de sa volonté. Pour autant, il est possible de conserver un rôle constitutif à l'auto-interprétation en évitant toute implication volontariste et en maintenant une certaine indépendance des contenus mentaux du sujet envers lui-même. C'est ce que proposent les philosophes américains Richard Moran et David Finkelstein, le premier, en redéfinissant l'activité d'auto-interprétation en termes de croyance impliquant l'adhésion du sujet à ses attitudes mentales. Considérant le sujet en tant qu'agent responsable de ses attitudes, Moran défend une conception cognitive et engagée de l'interprétation, un point de vue pratique du sujet sur lui-même. La délibération fournit ainsi les raisons d'adopter une croyance, un désir, une émotion,... raisons qui justifient en même temps l'auto-interprétation. Moins attaché à la valeur cognitive de l'auto-interprétation, Finkelstein développe également une conception pratique de la connaissance de soi, fondée sur la fonction expressive des auto-attributions et où l'auto-interprétation a valeur de contexte de cela même qu'elle interprète.
author Djigo, Sophie
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