La persona de Matthew McConaughey au début des années 2010 : masculinité, hétérosexualité et blanchité liquides

Cet article propose d’envisager la dimension ambivalente de la persona de Matthew McConaughey dans une perspective intersectionnelle. Empruntant conjointement aux star studies, aux gender studies et aux critical white studies, il mobilise quatre paramètres – le genre, l’orientation sexuelle, la clas...

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Hoofdauteur: Lepers, Maureen
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Mise au point 2023
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Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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Lepers, Maureen
La persona de Matthew McConaughey au début des années 2010 : masculinité, hétérosexualité et blanchité liquides
description Cet article propose d’envisager la dimension ambivalente de la persona de Matthew McConaughey dans une perspective intersectionnelle. Empruntant conjointement aux star studies, aux gender studies et aux critical white studies, il mobilise quatre paramètres – le genre, l’orientation sexuelle, la classe et la race – et s’appuie sur quatre rôles tenus par l’acteur entre 2012 et 2014 : Dallas, le strip-teaseur de Magic Mike (Steven Soderbergh, 2012) ; Ward, le tueur de Killer Joe (William Friedkin, 2012) ; Mud, le héros éponyme du film de Jeff Nichols (2012) ; et Rust Cohle, l’enquêteur surdoué de la première saison de True Detective (Nic Pizzolatto, HBO, 2014). Condensés sur une période très brève, ces rôles rendent compte de l’élasticité de la carrière de McConaughey – présent dans des productions indépendantes, dans des blockbusters hollywoodiens et à la télévision – et permettent de voir en quoi masculinité, hétérosexualité et blanchité fonctionnent comme des systèmes imbriqués. L’article s’organise en trois temps. Il analyse d’abord en quoi la performance genrée de Magic Mike fait voler en éclats la figure figée du séducteur qu’incarnait McConaughey dans les comédies romantiques des années 2000. Il s’intéresse ensuite à la façon dont le spectacle érotique du corps du comédien fait vaciller l’idéal hétérosexuel qu’il représente. Enfin, il examine en quoi ce vacillement de l’hétérosexualité entraîne un bouleversement de sa blanchité.
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