Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question
Cet article interroge la possibilité du remake documentaire à partir d’œuvres urbaines contemporaines nées du désir de « refaire » les classiques du cinéma direct que sont Chronique d’un été (Rouch et Morin, 1961), À Saint-Henri le 5 septembre (Aquin, 1962) et Place de la République (Malle, 1974). L...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Mise au point
2018
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:map_2432 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:map_2432 https://doi.org/10.4000/map.2432 urn:doi:10.4000/map.2432 fr https://journals.openedition.org/map/2432 2018-01-15T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/i3m7 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question Mise au point Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel info:eu-repo/semantics/reference/issn/2261-9623 URI:https://journals.openedition.org/map Bui, Camille Cet article interroge la possibilité du remake documentaire à partir d’œuvres urbaines contemporaines nées du désir de « refaire » les classiques du cinéma direct que sont Chronique d’un été (Rouch et Morin, 1961), À Saint-Henri le 5 septembre (Aquin, 1962) et Place de la République (Malle, 1974). La question « Peut-on refaire un documentaire ? » permet de réexaminer la nature et le devenir du cinéma direct, à la fois objet esthétique, témoignage historique et expérience sociale.La réactivation d’un même protocole de filmage à plusieurs décennies d’écart fait apparaître les évolutions d’une société, autant qu’elle met en perspective deux états du cinéma. En cela, le « remake documentaire » serait aussi toujours une suite. D’un point de vue esthétique, cette démarche oscille entre imitation et recréation de formes : en répétant le dispositif d’œuvres innovantes en leur temps, les réalisations d’aujourd’hui courent le risque d’en trahir la logique expérimentale. This article examines the possibility of remake in the field of documentary, by studying a set of contemporary urban films born from a desire of remaking classical pieces of the direct cinema movement: Chronicle of a Summer (Rouch et Morin, 1961), September Five at Saint-Henri (Aquin, 1962) and Place de la République (Malle, 1974). The question “can a documentary be remade?” allows us to rethink the nature and the becoming of direct cinema, as aesthetical object, historical testimony and social experience.The re-activation of a filmic device renders visible the evolution of a society decades apart, as well as it puts in perspective two states of cinema. Documentary remake is thus also always a sequel. On the aesthetical level, this approach stands between imitation and recreation of forms: by repeating the gesture of innovative works of the 1960-1970s, the contemporary “remakes” exist at the risk of betraying the experimental logic of their ancestors. |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| description |
Cet article interroge la possibilité du remake documentaire à partir d’œuvres urbaines contemporaines nées du désir de « refaire » les classiques du cinéma direct que sont Chronique d’un été (Rouch et Morin, 1961), À Saint-Henri le 5 septembre (Aquin, 1962) et Place de la République (Malle, 1974). La question « Peut-on refaire un documentaire ? » permet de réexaminer la nature et le devenir du cinéma direct, à la fois objet esthétique, témoignage historique et expérience sociale.La réactivation d’un même protocole de filmage à plusieurs décennies d’écart fait apparaître les évolutions d’une société, autant qu’elle met en perspective deux états du cinéma. En cela, le « remake documentaire » serait aussi toujours une suite. D’un point de vue esthétique, cette démarche oscille entre imitation et recréation de formes : en répétant le dispositif d’œuvres innovantes en leur temps, les réalisations d’aujourd’hui courent le risque d’en trahir la logique expérimentale. |
| author |
Bui, Camille |
| spellingShingle |
Bui, Camille Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| author_facet |
Bui, Camille |
| author_sort |
Bui, Camille |
| title |
Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| title_short |
Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| title_full |
Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| title_fullStr |
Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| title_full_unstemmed |
Rejouer l’imprévu ?Le remake documentaire en question |
| title_sort |
rejouer l’imprévu ?le remake documentaire en question |
| publisher |
Mise au point |
| publishDate |
2018 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/map |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/map.2432 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/map/2432 |
| _version_ |
1877242124551847936 |