Inventing Nature in “Big Two-Hearted River”

L’article ré-examine l’une des plus connues et des plus controversées des nouvelles de Hemingway: “Big Two-Hearted River”. Il aborde ce texte non comme une étape dans l’éducation de Nick Adams, lecture trop souvent soumise aux thématiques de la “Génération Perdue”, mais s’intéresse à la représentati...

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Auteur principal: Agosto, Marie-Christine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Journal of the Short Story in English 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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description L’article ré-examine l’une des plus connues et des plus controversées des nouvelles de Hemingway: “Big Two-Hearted River”. Il aborde ce texte non comme une étape dans l’éducation de Nick Adams, lecture trop souvent soumise aux thématiques de la “Génération Perdue”, mais s’intéresse à la représentation de la nature, telle qu’elle s’élabore dans l’expérience perceptive du personnage, du narrateur et du lecteur. Récusant les lectures symbolistes qui tendent à faire de “Big Two-Hearted River” une version dégradée d’une vision contemplative héritée du XIXe siècle, il souligne le primat de la corporéité et des sens dans le rapport de l’humain au non-humain. La nature, qu’elle s’incarne dans le paysage, le milieu biologique, la réalité du monde et du vivant, participe du processus d’appréhension et de pénétration du réel et détermine une poétique du familier dans une construction délibérée et précise du sens. Inventer la nature suppose alors l’acceptation d’une réalité, nécessairement partielle et fragmentaire, et l’adaptation à celle-ci autant qu’à la réalité de l’existence.
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