Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar

Depuis sa parution dans le Harper’s Bazaar en 1938, “The Duchess and the Jeweller” a été dénoncée comme étant ouvertement raciste. Pourtant, si l'agent littéraire, Jacques Chambrun, a au départ rejeté “The Duchess and the Jeweller”, c'est à cause de l'anti-sémitisme du lectorat améric...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Autor principal: Krueger Henderson, Kate
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Journal of the Short Story in English 2011
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:jsse_697
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:jsse_697 fr https://journals.openedition.org/jsse/697 2011-06-01T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/hb46 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar Journal of the Short Story in English Presses universitaires de Rennes info:eu-repo/semantics/reference/issn/1969-6108 info:eu-repo/semantics/reference/issn/0294-0442 URI:https://journals.openedition.org/jsse Krueger Henderson, Kate Depuis sa parution dans le Harper’s Bazaar en 1938, “The Duchess and the Jeweller” a été dénoncée comme étant ouvertement raciste. Pourtant, si l'agent littéraire, Jacques Chambrun, a au départ rejeté “The Duchess and the Jeweller”, c'est à cause de l'anti-sémitisme du lectorat américain. Woolf révisa la nouvelle et enleva toutes les allusions directes à la judéité d' Oliver Bacon qui, malgré tout, ressort encore dans la caricature. En fait, ce que la description d'une rencontre subversive de deux classes et deux groupes sociaux condamne, c'est la pratique de la consommation des lecteurs.Les lecteurs habitués, d'une part, aux stéréotypes anti-sémites et d'autre part, au consumérisme à la mode, voient Bacon mettre en œuvre les habitudes modelées par le Harper’s Bazaar avant d'accepter sottement l'aristocratie telle qu'elle se présente. Par l'intermédiaire de la voix narrative, Woolf amène le lecteur à s'identifier à Oliver Bacon. Ainsi peut-il s'interroger sur les pratiques qui mènent à sa perte, tout en remettant en cause ses propres présupposés sur la valeur de la société aristocratique et sur le Juif comme nécessairement étranger. Woolf exige de ses personnages—et de ses lecteurs—qu'ils lisent d'un oeil plus critique, qu'ils prennent conscience de ce que le masque social cache. Paradoxalement, “The Duchess and the Jeweller” montre que nous sommes ce que nous sommes, quoi que nous possédions.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Depuis sa parution dans le Harper’s Bazaar en 1938, “The Duchess and the Jeweller” a été dénoncée comme étant ouvertement raciste. Pourtant, si l'agent littéraire, Jacques Chambrun, a au départ rejeté “The Duchess and the Jeweller”, c'est à cause de l'anti-sémitisme du lectorat américain. Woolf révisa la nouvelle et enleva toutes les allusions directes à la judéité d' Oliver Bacon qui, malgré tout, ressort encore dans la caricature. En fait, ce que la description d'une rencontre subversive de deux classes et deux groupes sociaux condamne, c'est la pratique de la consommation des lecteurs.Les lecteurs habitués, d'une part, aux stéréotypes anti-sémites et d'autre part, au consumérisme à la mode, voient Bacon mettre en œuvre les habitudes modelées par le Harper’s Bazaar avant d'accepter sottement l'aristocratie telle qu'elle se présente. Par l'intermédiaire de la voix narrative, Woolf amène le lecteur à s'identifier à Oliver Bacon. Ainsi peut-il s'interroger sur les pratiques qui mènent à sa perte, tout en remettant en cause ses propres présupposés sur la valeur de la société aristocratique et sur le Juif comme nécessairement étranger. Woolf exige de ses personnages—et de ses lecteurs—qu'ils lisent d'un oeil plus critique, qu'ils prennent conscience de ce que le masque social cache. Paradoxalement, “The Duchess and the Jeweller” montre que nous sommes ce que nous sommes, quoi que nous possédions.
author Krueger Henderson, Kate
spellingShingle Krueger Henderson, Kate
Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
author_facet Krueger Henderson, Kate
author_sort Krueger Henderson, Kate
title Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
title_short Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
title_full Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
title_fullStr Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
title_full_unstemmed Fashioning Anti-Semitism: Virginia Woolf’s “The Duchess and The Jeweller” and the readers of Harper’s Bazaar
title_sort fashioning anti-semitism: virginia woolf’s “the duchess and the jeweller” and the readers of harper’s bazaar
publisher Journal of the Short Story in English
publishDate 2011
container_title URI:https://journals.openedition.org/jsse
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/jsse/697
_version_ 1877294581510307840