Qui donc pourrait se sentir à sa place ?
La question du déplacement est ici envisagée dans ses modes de subjectivation sous trois angles : la position de l’exilé déplacé de son lieu d’origine par la violence de ses dirigeants et écarté des lieux mêmes d’un accueil potentiel par la violence du droit ; celle du sédentaire exilé de sa conditi...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Journal des anthropologues
2019
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:jda_7713 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:jda_7713 https://doi.org/10.4000/jda.7713 urn:doi:10.4000/jda.7713 fr https://journals.openedition.org/jda/7713 2019-05-22T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/h8f1 All rights reserved Qui donc pourrait se sentir à sa place ? Journal des anthropologues Association française des anthropologues info:eu-repo/semantics/reference/issn/2114-2203 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1156-0428 URI:https://journals.openedition.org/jda Vollaire, Christiane politique violence subjectivation exil déplacement politics violence exile subjectification displacement La question du déplacement est ici envisagée dans ses modes de subjectivation sous trois angles : la position de l’exilé déplacé de son lieu d’origine par la violence de ses dirigeants et écarté des lieux mêmes d’un accueil potentiel par la violence du droit ; celle du sédentaire exilé de sa condition citoyenne par les décisions politiques prises sur son propre territoire ; celle enfin du chercheur déplacé de sa condition supposée savante pour se mettre à l’écoute d’une parole qui déplace sans cesse ses propres présupposés. C’est à partir d’un travail de philosophie de terrain en Grèce, dans l’île de Lesbos, autour de la question des solidarités, que s’organise ce texte, donnant à réfléchir aussi bien l’impact de l’histoire individuelle et sociale des migrations passées sur l’inconscient collectif, que le désarroi imposé au regard par la misère de l’autre, ou les formes de collusion qu’elle va produire. The issue of displacement and its modes of subjectification is considered here under three angles: the position of exiles displaced from their homeland due to its leaders’ violence, and unwelcomed in the place of exile through the violence of the legal system; that of sedentary people in exile due to political decisions in their own territory; and finally that of the researcher displaced from his supposed erudite condition so as to be able to listen to other discourses that constantly upend his own prejudices. This text starts from a study of field philosophy on the issue of solidarities that took place in Greece, on the island of Lesbos. It leads to a reflection on the ways the individual and social history of past migrations can influence the collective unconscious, as well as on the distress that arises from others’ misery and the forms of collusion that will ensue. |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
politique violence subjectivation exil déplacement politics violence exile subjectification displacement |
| spellingShingle |
politique violence subjectivation exil déplacement politics violence exile subjectification displacement Vollaire, Christiane Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| description |
La question du déplacement est ici envisagée dans ses modes de subjectivation sous trois angles : la position de l’exilé déplacé de son lieu d’origine par la violence de ses dirigeants et écarté des lieux mêmes d’un accueil potentiel par la violence du droit ; celle du sédentaire exilé de sa condition citoyenne par les décisions politiques prises sur son propre territoire ; celle enfin du chercheur déplacé de sa condition supposée savante pour se mettre à l’écoute d’une parole qui déplace sans cesse ses propres présupposés. C’est à partir d’un travail de philosophie de terrain en Grèce, dans l’île de Lesbos, autour de la question des solidarités, que s’organise ce texte, donnant à réfléchir aussi bien l’impact de l’histoire individuelle et sociale des migrations passées sur l’inconscient collectif, que le désarroi imposé au regard par la misère de l’autre, ou les formes de collusion qu’elle va produire. |
| author |
Vollaire, Christiane |
| author_facet |
Vollaire, Christiane |
| author_sort |
Vollaire, Christiane |
| title |
Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| title_short |
Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| title_full |
Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| title_fullStr |
Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| title_full_unstemmed |
Qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| title_sort |
qui donc pourrait se sentir à sa place ? |
| publisher |
Journal des anthropologues |
| publishDate |
2019 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/jda |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/jda.7713 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/jda/7713 |
| _version_ |
1877241617101881344 |