Les Vezo du littoral sud-occidental de Madagascar
L’appellation contrôlée de « Vezo » à Madagascar porte en elle l’histoire des grands déplacements de population d’origines multiples. Ces peuples issus des grandes migrations ont trouvé une terre d’accueil sur la côte ouest où ils sont restés. Avec le temps, la terre d’accueil est devenue la terre d...
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2019
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Madagascar colonisation mobilité ethnie littoral vezo royautés terre des ancêtres vezoïfication Madagascar colonisation mobility ethnicity Vezo coast kingdoms ancestral Veriza, Francis Chazan-Gillig, Suzanne Manjakahery, Barthélemy Les Vezo du littoral sud-occidental de Madagascar |
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L’appellation contrôlée de « Vezo » à Madagascar porte en elle l’histoire des grands déplacements de population d’origines multiples. Ces peuples issus des grandes migrations ont trouvé une terre d’accueil sur la côte ouest où ils sont restés. Avec le temps, la terre d’accueil est devenue la terre de leurs ancêtres dite « tanindraza » à l’époque lointaine du grand négoce des ports de la Méditerranée et de l’Atlantique quand les circuits de traite allaient dans les deux sens, du nord au sud, d’est en ouest. Chargés d’esclaves et de marchandises à l’aller comme au retour, nombreux ont été les bateaux qui se sont croisés dans l’océan indien et ont fait relâche dans les ports de Saint-Augustin, Tuléar, Morombe sur la côte sud-ouest malgache. Autour des ports, s’est formé un groupe de population qui est considérée et s’est considérée comme Vezo. Ils ont eu une place particulière dans l’ordre des royautés en raison de leur spécificité de pêcheurs de mer ou pêcheurs des lacs de la côte ouest. Pris simultanément, sous le poids des dominations, royale et coloniale, ils ont été des « oubliés de la terre », à l’époque des royautés durant lesquelles ils ont occupé le « littoral Vezo », une bande de terre étroite allant du sud au nord de la région Menabe. Cette population qui met en cause l’histoire du peuplement de la côte ouest, a été reconstituée en termes ethniques correspondant au développement des royautés de l’ouest. Reconnus comme « autochtones », ils ont occupé de tout temps une position marginale à l’égard de toute forme de pouvoir interne ou externe. Notre propos affirme la nécessité de repenser la question « ethnique » liée au littoral Vezo, tant dans le passé colonial dans le contexte de la mondialisation des marchés correspondant aux comptoirs et aux échelles de commerce de l’Océan indien, qu’actuellement, dans la mesure où ce littoral est particulièrement convoité pour l’exploitation des ressources naturelles. |
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