Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain

Cet article explore la manière dont plusieurs écrivains de non-fiction et artistes du réel de l’extrême contemporain pensent et figurent l’Anthropocène à l’aide des ruines contemporaines. Pour faire face à l’invisibilité relative et la complexité extrême du phénomène, ils recourent souvent à l’empru...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/interfaces,
Autor Principal: Aubry-Morici, Marine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Interfaces 2023
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:interfaces_6546
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:interfaces_6546 https://doi.org/10.4000/interfaces.6546 urn:doi:10.4000/interfaces.6546 fr https://journals.openedition.org/interfaces/6546 2023-07-20T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/h4j1 https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain Interfaces Université Bourgogne Europe info:eu-repo/semantics/reference/issn/2647-6754 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1164-6225 URI:https://journals.openedition.org/interfaces Aubry-Morici, Marine non-fiction narrative ruines contemporaines catachronisme extrême contemporain anthropocène anthropocene narrative nonfiction contemporary ruins catachronism 21st century literature Cet article explore la manière dont plusieurs écrivains de non-fiction et artistes du réel de l’extrême contemporain pensent et figurent l’Anthropocène à l’aide des ruines contemporaines. Pour faire face à l’invisibilité relative et la complexité extrême du phénomène, ils recourent souvent à l’emprunt, celui de ruines issues d’autres catastrophes. Par un phénomène de surimpression hallucinatoire, ils projettent la catastrophe écologique sur les ruines existantes en récupérant la puissance de l’imaginaire atomique ou l’effacement idéologique de la désaffection économique. Ce « catachronisme » (Srinivas Aravamudan, 2013), parti-pris d’un certain nombre d’artistes et écrivains contemporains, fait néanmoins écran, en esthétisant le réchauffement climatique. Quels usages alternatifs de la ruine sont, à l’inverse, mobilisés par les artistes qui souhaitent cultiver un regard exempt de fascination mélancolique ? En s’appuyant sur quelques exemples (Anna Lowenhaupt Tsing, William T. Volmann, Sylvain Tesson, Pierre Huyghe), nous tenterons de voir quelle ligne de partage se dessine entre esthétisation et mobilisation des ruines. This article explores how several 21st century narrative nonfiction and documentary artists resort to contemporary ruins to figure the Anthropocene. In order to deal with the relative invisibility and extreme complexity of the phenomenon, artists and writers often borrow from the ruins of other catastrophes. With an hallucinatory superimposition, they project contemporary ecological disaster onto existing ruins, and in doing so, they rely on the power of the atomic imaginary or the ideological void which follows economic crises. This “catachronism” (Srinivas Aravamudan, 2013) chosen by some contemporary artists and writers prevents us from understanding global warming, because it aestheticizes the Anthropocene as a mesmerizing post-apocalyptic time. What are the alternative uses of contemporary ruins for artists and writers who have decided to distance themselves from any melancholic fascination? Through a few examples (writers Anna Lowenhaupt Tsing, William T. Volmann, Sylvain Tesson, but also French videoartist Pierre Huyghe), we will explore the tension which emerges between the aestheticization and the mobilization of ruins.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic non-fiction narrative
ruines contemporaines
catachronisme
extrême contemporain
anthropocène
anthropocene
narrative nonfiction
contemporary ruins
catachronism
21st century literature
spellingShingle non-fiction narrative
ruines contemporaines
catachronisme
extrême contemporain
anthropocène
anthropocene
narrative nonfiction
contemporary ruins
catachronism
21st century literature
Aubry-Morici, Marine
Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
description Cet article explore la manière dont plusieurs écrivains de non-fiction et artistes du réel de l’extrême contemporain pensent et figurent l’Anthropocène à l’aide des ruines contemporaines. Pour faire face à l’invisibilité relative et la complexité extrême du phénomène, ils recourent souvent à l’emprunt, celui de ruines issues d’autres catastrophes. Par un phénomène de surimpression hallucinatoire, ils projettent la catastrophe écologique sur les ruines existantes en récupérant la puissance de l’imaginaire atomique ou l’effacement idéologique de la désaffection économique. Ce « catachronisme » (Srinivas Aravamudan, 2013), parti-pris d’un certain nombre d’artistes et écrivains contemporains, fait néanmoins écran, en esthétisant le réchauffement climatique. Quels usages alternatifs de la ruine sont, à l’inverse, mobilisés par les artistes qui souhaitent cultiver un regard exempt de fascination mélancolique ? En s’appuyant sur quelques exemples (Anna Lowenhaupt Tsing, William T. Volmann, Sylvain Tesson, Pierre Huyghe), nous tenterons de voir quelle ligne de partage se dessine entre esthétisation et mobilisation des ruines.
author Aubry-Morici, Marine
author_facet Aubry-Morici, Marine
author_sort Aubry-Morici, Marine
title Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
title_short Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
title_full Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
title_fullStr Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
title_full_unstemmed Rêver ou penser l’Anthropocène ? Usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
title_sort rêver ou penser l’anthropocène ? usages de la ruine dans la non-fiction de l’extrême contemporain
publisher Interfaces
publishDate 2023
container_title URI:https://journals.openedition.org/interfaces
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/interfaces.6546
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/interfaces/6546
_version_ 1877292717608796160