« L’architecte doit être le metteur en œuvre du monde » : format et métamodèle chez Peter Greenaway

Prenant le contre-pied de la célèbre formule d'Alberti qui en 1435 proposa d'utiliser le cadre d'une fenêtre afin de représenter le monde depuis le point de vue fixe d'un observateur, Peter Greenaway déclare que son travail n'est pas une fenêtre qui s'ouvre sur le monde...

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Auteur principal: Gasquet, Lawrence
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Interfaces 2022
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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Gasquet, Lawrence
« L’architecte doit être le metteur en œuvre du monde » : format et métamodèle chez Peter Greenaway
description Prenant le contre-pied de la célèbre formule d'Alberti qui en 1435 proposa d'utiliser le cadre d'une fenêtre afin de représenter le monde depuis le point de vue fixe d'un observateur, Peter Greenaway déclare que son travail n'est pas une fenêtre qui s'ouvre sur le monde, mais le résultat d’une composition effectuée au moyen de dispositifs. La représentation perspectiviste s'effectue par le biais d'un cadre qui contre toute attente ouvre le champ, et pose l'illusion de la profondeur comme convention, légitimant ainsi le format standardisé de la représentation picturale en Occident après la Renaissance. Le plasticien souligne toujours la facticité de la représentation et de ses formats. Ainsi, le format selon lui gagne toujours à être accentué, à être reconnu, voire à être dénoncé pour ce qu'il est. Greenaway aime à répéter qu’on n'échappe jamais à l'architecture : il conçoit les villes comme des théâtres de la mémoire qui s’organisent autour d’une architecture qui devient métamodèle, reflet de l’intellect humain et de ses formats de prédilection.
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