Partenariat : pour une coopération sans compromission

Mot-valise par excellence, le « partenariat » est presque consubstantiel à l’action solidaire. En particulier lorsqu’il concerne les relations entre ONG du Nord et du Sud. Rien de moins surprenant a priori : difficile d’imaginer une telle action, incarnation d’un élan vers les autres, s’en affranchi...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/humanitaire,
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Humanitaire 2010
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Partenariat : pour une coopération sans compromission
description Mot-valise par excellence, le « partenariat » est presque consubstantiel à l’action solidaire. En particulier lorsqu’il concerne les relations entre ONG du Nord et du Sud. Rien de moins surprenant a priori : difficile d’imaginer une telle action, incarnation d’un élan vers les autres, s’en affranchir en excluant ces derniers des questions les concernant ! Et pourtant. S’il est depuis longtemps invoqué à outrance, ce partenariat a trop souvent fait le lit d’effets d’annonce, de faux-semblants, cache-sexe d’une mauvaise conscience mêlée à une volonté de toute puissance que les ONG du Nord ne s’avouaient pas. Au nom de l’urgence qui rendrait difficile toute collaboration, l’humanitaire a tardé à emboîter le pas au développement dans cette préoccupation de faire avec. C’est désormais une autre urgence qui l’y contraint : les ONG du Sud – mais aussi d’Europe de l’Est – se développent, grandissent et acquièrent une expertise et une surface financière équivalentes, parfois même supérieures, à celle de leurs consœurs du Nord. Elles demandent à collaborer d’égal à égal… ou à ne pas collaborer du tout ! Dans le monde global qui est le nôtre, c’est là une exigence qui fait d’autant plus son chemin qu’elle ne peut que profiter aux populations en difficulté. Mais elle réactive également une autre acception du partenariat : celui que les ONG entretiennent – ou pas ‑ avec l’État. Et finalement, ce qui ressort de ce nouveau dossier de la revue, c’est que si les ONG du Nord et du Sud appellent en majorité à une véritable coopération, aussi bien dans leurs rapports entre elles qu’avec « le monstre froid », elles ont acquis une maturité qui leur donne une conscience aigüe des compromissions qu’elles ne sont pas prêtes à accepter.
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