Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi

Rêves de femmes de Fatima Mernissi est l’histoire d’un corps féminin qui semble subir toutes les formes d’oppression et d’asservissement imposées injustement par la société fassie des années quarante. Assigné à résidence et condamné à un dressage coercitif imposé tantôt par une religion conservatric...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/ht,
প্রধান লেখক: Hich-Chou, Mohammed
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Horizons/Théâtre 2019
বিষয়গুলি:
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:ht_707
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:ht_707 https://doi.org/10.4000/ht.707 urn:doi:10.4000/ht.707 fr https://journals.openedition.org/ht/707 2019-06-18T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/gtib https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi Horizons/Théâtre Presses universitaires de Bordeaux info:eu-repo/semantics/reference/issn/2678-5420 info:eu-repo/semantics/reference/issn/2261-4591 URI:https://journals.openedition.org/ht Hich-Chou, Mohammed corps féminité harem frontières rêve body femininity borders dream Rêves de femmes de Fatima Mernissi est l’histoire d’un corps féminin qui semble subir toutes les formes d’oppression et d’asservissement imposées injustement par la société fassie des années quarante. Assigné à résidence et condamné à un dressage coercitif imposé tantôt par une religion conservatrice, tantôt par une société patriarcale, le corps de la femme est réifié, érigé en simple marchandise conçue pour répondre aux caprices bestiaux de son possesseur : l’homme. Enfermé dans l’exiguïté du harem, isolé du regard étranger par des frontières infranchissables, le corps de la femme semble en butte à une éducation qui, en lui retirant sa liberté et sa spontanéité, le condamne à l’inertie, à une passivité qui tue la féminité de la femme qu’elle soit épouse, sœur ou simple fille. Le harem constitue dans cette perspective le théâtre où s’acquiert une culture somatique conçue par atavisme et basée essentiellement sur l’obéissance et la servilité. Socialisé de la sorte, le corps de la femme cherche pourtant une issue pour donner corps à ses rêves et aspirations qui, quant à eux, ne peuvent avoir de limites. Sa servitude n’est pas un état immuable, mais plutôt un catalyseur pour pousser la femme à prêcher son émancipation. À l’image des Mille et une nuits, Yasmina et les autres odalisques se racontent les plus belles histoires, se livrent aux jeux les plus anodins afin de garantir son tonus et sa célérité à un corps méprisé. Elles seraient, comme le souhaitait de son vivant Sophocle, « esclaves de corps [mais] libres d’esprit ». Fatima Mernissi’s Dreams of Trespass is set in Fez, Morocco in the 1940s and tells the story of a woman’s body that is victim of all sorts of oppression and enslavement inflicted by conservative religion and a patriarchal society. Living in confinement and seclusion and condemned to coercive training, the body of the woman is reduced to a mere commodity that is there to satisfy the bestial whims of its owner: the man. Locked up in the confinement of the harem and hidden from prying eyes by impenetrable boundaries, the woman’s body by having its freedom and spontaneity denied, is condemned to inertia and passivity, killing femininity of the woman whether she is a wife, a sister, or just a girl. The harem is a theater where a somatic culture is acquired, designed by atavism and essentially based on obedience and servitude. Socialized to submission, the woman’s body nevertheless tries to find a way out to embody its dreams and aspirations that have no boundaries or limits. Servitude is not a given fact, but becomes a catalyzer for the woman to advocate for emancipation. Just as in Arabian Nights, Yasmina and the other odalisques tell each other the most wonderful stories and indulge in the most trivial games to make sure that this so despised body maintains its tonus and agility, in the spirit of Sophocles who said “If my body is enslaved, my mind is still free”
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic corps
féminité
harem
frontières
rêve
body
femininity
borders
dream
spellingShingle corps
féminité
harem
frontières
rêve
body
femininity
borders
dream
Hich-Chou, Mohammed
Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
description Rêves de femmes de Fatima Mernissi est l’histoire d’un corps féminin qui semble subir toutes les formes d’oppression et d’asservissement imposées injustement par la société fassie des années quarante. Assigné à résidence et condamné à un dressage coercitif imposé tantôt par une religion conservatrice, tantôt par une société patriarcale, le corps de la femme est réifié, érigé en simple marchandise conçue pour répondre aux caprices bestiaux de son possesseur : l’homme. Enfermé dans l’exiguïté du harem, isolé du regard étranger par des frontières infranchissables, le corps de la femme semble en butte à une éducation qui, en lui retirant sa liberté et sa spontanéité, le condamne à l’inertie, à une passivité qui tue la féminité de la femme qu’elle soit épouse, sœur ou simple fille. Le harem constitue dans cette perspective le théâtre où s’acquiert une culture somatique conçue par atavisme et basée essentiellement sur l’obéissance et la servilité. Socialisé de la sorte, le corps de la femme cherche pourtant une issue pour donner corps à ses rêves et aspirations qui, quant à eux, ne peuvent avoir de limites. Sa servitude n’est pas un état immuable, mais plutôt un catalyseur pour pousser la femme à prêcher son émancipation. À l’image des Mille et une nuits, Yasmina et les autres odalisques se racontent les plus belles histoires, se livrent aux jeux les plus anodins afin de garantir son tonus et sa célérité à un corps méprisé. Elles seraient, comme le souhaitait de son vivant Sophocle, « esclaves de corps [mais] libres d’esprit ».
author Hich-Chou, Mohammed
author_facet Hich-Chou, Mohammed
author_sort Hich-Chou, Mohammed
title Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
title_short Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
title_full Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
title_fullStr Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
title_full_unstemmed Corps, Espace et Féminité dans Rêves de femmes de Fatéma Mernissi
title_sort corps, espace et féminité dans rêves de femmes de fatéma mernissi
publisher Horizons/Théâtre
publishDate 2019
container_title URI:https://journals.openedition.org/ht
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ht.707
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ht/707
_version_ 1877241591822811136