Contes pour enfants ou livre d’éducation ?

Lorsque les Grimm publient, en 1812, le premier volume de leurs Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm, la scène littéraire allemande est saturée de recueils de contes. Soucieux de s’imposer sur cette scène, ils créent une nouvelle forme générique dotée de valeurs morales signific...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Yazar: Légeret, Joëlle
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Féeries 2016
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:feeries_1014
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:feeries_1014 https://doi.org/10.4000/feeries.1014 urn:doi:10.4000/feeries.1014 fr https://journals.openedition.org/feeries/1014 2016-11-09T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/gazc All rights reserved Contes pour enfants ou livre d’éducation ? Féeries UGA Éditions - Université Grenoble Alpes info:eu-repo/semantics/reference/issn/1957-7753 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1766-2842 URI:https://journals.openedition.org/feeries Légeret, Joëlle Lorsque les Grimm publient, en 1812, le premier volume de leurs Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm, la scène littéraire allemande est saturée de recueils de contes. Soucieux de s’imposer sur cette scène, ils créent une nouvelle forme générique dotée de valeurs morales significativement différentes. Au fil des éditions successives de leur œuvre, ils insistent sur leur volonté de livrer un « véritable livre d’éducation » (« ein eigentliches Erziehungsbuch »), que l’on discerne aisément dans le processus de réécriture de leurs textes sur une cinquantaine d’années. Ce faisant, les deux frères répondent à Albert Ludwig Grimm, auteur d’un recueil intitulé Kindermährchen, publié pour la première fois en 1809 et réédité plusieurs fois par la suite. Tombé dans l’oubli en raison des stratégies mises en place dans les notes des Grimm, c’est pourtant en s’inspirant d’Albert Ludwig Grimm, notamment pour la (re)configuration de S(ch)neewittchen, que les Grimm forgent leurs Kinder- und Hausmärchen et en définissent la portée morale. When the first volume of the Grimms’ Kinder- und Hausmärchen, gesammelt duch die Brüder Grimm was published in 1812, German literary circles were saturated with fairy tales collections. The Grimms, eager to assert themselves, create a new genre with morals which are significantly different from other fairy tales. From one edition to the next, they insist on making “an actual educational primer” (“ein eigentliches Erziehungsbuch”), as reflected in their numerous rewritings of their texts during almost fifty years. By doing so, the two brothers respond to Albert Ludwig Grimm, author of a collection, Kindermährchen, which was published for the first time in 1809 and was republished several times. Despite his oblivion due to the strategies developed by the Grimms in their notes, Albert Ludwig Grimm’s work is yet incommensurably important for the Kinder- und Hausmärchen, especially in the case analysed here: that of the reconfiguration of S(ch)neewittchen and its moral significance.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description Lorsque les Grimm publient, en 1812, le premier volume de leurs Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm, la scène littéraire allemande est saturée de recueils de contes. Soucieux de s’imposer sur cette scène, ils créent une nouvelle forme générique dotée de valeurs morales significativement différentes. Au fil des éditions successives de leur œuvre, ils insistent sur leur volonté de livrer un « véritable livre d’éducation » (« ein eigentliches Erziehungsbuch »), que l’on discerne aisément dans le processus de réécriture de leurs textes sur une cinquantaine d’années. Ce faisant, les deux frères répondent à Albert Ludwig Grimm, auteur d’un recueil intitulé Kindermährchen, publié pour la première fois en 1809 et réédité plusieurs fois par la suite. Tombé dans l’oubli en raison des stratégies mises en place dans les notes des Grimm, c’est pourtant en s’inspirant d’Albert Ludwig Grimm, notamment pour la (re)configuration de S(ch)neewittchen, que les Grimm forgent leurs Kinder- und Hausmärchen et en définissent la portée morale.
author Légeret, Joëlle
spellingShingle Légeret, Joëlle
Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
author_facet Légeret, Joëlle
author_sort Légeret, Joëlle
title Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
title_short Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
title_full Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
title_fullStr Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
title_full_unstemmed Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
title_sort contes pour enfants ou livre d’éducation ?
publisher Féeries
publishDate 2016
container_title URI:https://journals.openedition.org/feeries
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/feeries.1014
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/feeries/1014
_version_ 1877294388496826368