Contes pour enfants ou livre d’éducation ?
Lorsque les Grimm publient, en 1812, le premier volume de leurs Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm, la scène littéraire allemande est saturée de recueils de contes. Soucieux de s’imposer sur cette scène, ils créent une nouvelle forme générique dotée de valeurs morales signific...
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| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Féeries
2016
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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Lorsque les Grimm publient, en 1812, le premier volume de leurs Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm, la scène littéraire allemande est saturée de recueils de contes. Soucieux de s’imposer sur cette scène, ils créent une nouvelle forme générique dotée de valeurs morales significativement différentes. Au fil des éditions successives de leur œuvre, ils insistent sur leur volonté de livrer un « véritable livre d’éducation » (« ein eigentliches Erziehungsbuch »), que l’on discerne aisément dans le processus de réécriture de leurs textes sur une cinquantaine d’années. Ce faisant, les deux frères répondent à Albert Ludwig Grimm, auteur d’un recueil intitulé Kindermährchen, publié pour la première fois en 1809 et réédité plusieurs fois par la suite. Tombé dans l’oubli en raison des stratégies mises en place dans les notes des Grimm, c’est pourtant en s’inspirant d’Albert Ludwig Grimm, notamment pour la (re)configuration de S(ch)neewittchen, que les Grimm forgent leurs Kinder- und Hausmärchen et en définissent la portée morale. |
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