Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher

The Second Lady Chatterley’s Lover (1927) de David Herbert Lawrence, adapté au cinéma en 2006 par la cinéaste française Pascale Ferran (Lady Chatterley), fait le récit d’une renaissance, d’un épanouissement corporel, d’une réincarnation de la chair. Le romancier, et la cinéaste à sa suite, traitent...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/entrelacs,
Autor principal: Gonzalez, Rémi
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Entrelacs 2013
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id openedition-oai:revues.org:entrelacs_534
record_format openedition
spelling openedition-oai:revues.org:entrelacs_534 https://doi.org/10.4000/entrelacs.534 urn:doi:10.4000/entrelacs.534 fr https://journals.openedition.org/entrelacs/534 2013-09-12T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/fs77 All rights reserved Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher Entrelacs Université Toulouse - Jean Jaurès info:eu-repo/semantics/reference/issn/2261-5482 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1266-7188 URI:https://journals.openedition.org/entrelacs Gonzalez, Rémi The Second Lady Chatterley’s Lover (1927) de David Herbert Lawrence, adapté au cinéma en 2006 par la cinéaste française Pascale Ferran (Lady Chatterley), fait le récit d’une renaissance, d’un épanouissement corporel, d’une réincarnation de la chair. Le romancier, et la cinéaste à sa suite, traitent ce lent apprentissage du contact physique en convoquant une expérience tactile du monde. Évoquant une « vision haptique » telle que définie par Gilles Deleuze, le regard se fait l’agent du contact entre deux êtres et rompt les lois cartésiennes de l’espace pour invoquer la figure de l’autre et la rendre quasi-palpable. S’opère ensuite un déplacement vers un toucher absent, quand le contact est transféré sur des objets vivants ou portant trace du vivant, dans un rapprochement où la figure de la main tient une place essentielle – autant de passages obligés avant que l’étreinte espérée ne soit enfin célébrée et ne conduise au couronnement amoureux des amants. Lady Chatterley – from novel to film : regaining the body through the sense of touchDavid Herbert Lawrence's The Second Lady Chatterley’s Lover (1927) was adapted for film in 2006 by french filmmaker Pascale Ferran (under the title Lady Chatterley). It tells the tale of a resurgence, a corporal blossoming, a reincarnation of the flesh. The filmmaker, in the wake of the novelist, deals with this slow learning of the physical contact through the invocation of a tactile experience of the world. What french philosopher Gilles Deleuze defined as haptic vision is brought to mind when the look makes itself a cause for contact between two beings and breaks with the rational laws of space so as to call upon the figure of the other and make it almost tangible. A transfer towards an absent touch then occurs, when contact shifts to living objects, or some that bear a trace of life. In this new closeness, the figure of the hand holds an essential place - as many a prerequisite before the anticipated embrace is finally celebrated and leads to the lovers' romantic coronation.
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
description The Second Lady Chatterley’s Lover (1927) de David Herbert Lawrence, adapté au cinéma en 2006 par la cinéaste française Pascale Ferran (Lady Chatterley), fait le récit d’une renaissance, d’un épanouissement corporel, d’une réincarnation de la chair. Le romancier, et la cinéaste à sa suite, traitent ce lent apprentissage du contact physique en convoquant une expérience tactile du monde. Évoquant une « vision haptique » telle que définie par Gilles Deleuze, le regard se fait l’agent du contact entre deux êtres et rompt les lois cartésiennes de l’espace pour invoquer la figure de l’autre et la rendre quasi-palpable. S’opère ensuite un déplacement vers un toucher absent, quand le contact est transféré sur des objets vivants ou portant trace du vivant, dans un rapprochement où la figure de la main tient une place essentielle – autant de passages obligés avant que l’étreinte espérée ne soit enfin célébrée et ne conduise au couronnement amoureux des amants.
author Gonzalez, Rémi
spellingShingle Gonzalez, Rémi
Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
author_facet Gonzalez, Rémi
author_sort Gonzalez, Rémi
title Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
title_short Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
title_full Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
title_fullStr Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
title_full_unstemmed Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
title_sort lady chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher
publisher Entrelacs
publishDate 2013
container_title URI:https://journals.openedition.org/entrelacs
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/entrelacs.534
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/entrelacs/534
_version_ 1877243471855616001